Beverly Oda (archives)
La ministre du Patrimoine canadien demande au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes d'évaluer l'impact des nouvelles technologies sur l'industrie de la radiodiffusion au pays.
La ministre du Patrimoine canadien demande au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications d'évaluer l'impact de l'évolution des nouvelles technologies sur la radio et la télévision au pays.
Mme Beverley Oda a déclaré à l'ouverture du Festival international de la télévision de Banff, dimanche, qu'elle attendait les conclusions du CRTC d'ici le 14 décembre.
La ministre veut savoir de quelle manière les générations actuelles et futures utiliseront les nouvelles technologies, comme Internet, la baladodiffusion ou encore la Slingbox, ces appareils qui permettent de télécharger des émissions de partout dans le monde sur un ordinateur puis de les regarder sur un écran de télé.
Cette étude permettra, selon Mme Oda, d'aider le gouvernement à élaborer sa politique de diffusion et de réglementation pour le 21e siècle: « nous voulons jeter les fondations d'une industrie télévisuelle moderne rentable et avant-gardiste ».
Mark Greenspan, un des organisateurs d'une Conférence sur les nouveaux médias, qui se déroule parallèlement au festival de la télévision de Banff, prévoit que les nouvelles technologies coexisteront avec les formes traditionnelles, sans nécessairement les supplanter.
Le vice-président des services français de Radio-Canada, Sylvain Lafrance
Sylvain Lafrance, vice-président des Services français de Radio-Canada est du même avis: « les Canadiens vont continuer d'écouter de la radio, vont continuer de regarder de la télé, qu'ils le fassent sur des appareils de télé conventionnels, sur Internet, qu'ils le fassent sur un téléphone cellulaire ».
Mme Oda a d'ailleurs déclaré lors de son allocution d'ouverture du Festival que le gouvernement conservateur désirait assurer la pérennité de Radio-Canada, mais que la Société devra modifier son mode d'opération.
Le président de la société d'État, Robert Rabinovitch, a déclaré à l'agence Canadian Press que l'étude demandée au CRTC serait le premier pas vers une redéfinition complète de Radio-Canada et de son mandat.
« Lorsque nous comprendrons mieux les avancements technologiques et vers quoi nous nous dirigeons, nous serons en mesure de réviser nos façons de faire », a-t-il dit.