Philippe Douste-Blazy
De passage à Ottawa, le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, a refusé de commenter l'application dans un contexte québécois de la norme de 55 % fixée par l'Union européenne pour un référendum sur l'indépendance du Monténégro. Il a souligné que cette norme a été déterminée pour le cas particulier de la province serbe.
De passage à Ottawa, le ministre des Affaires étrangères de France refuse de commenter l'application dans le contexte québécois de la norme de 55 % fixée par l'Union européenne pour un référendum sur l'indépendance du Monténégro.
M. Douste-Blazy a déclaré que cette question relevait des affaires internes au Canada et à ses provinces. « Je ne peux pas donner mon avis sur une quelconque décision de politique intérieure canadienne » a-t-il précicé.
M. Douste-Blazy est le premier ministre des Affaires étrangères européen à visiter Ottawa depuis l'élection du gouvernement conservateur de Stephen Harper. Il veut ainsi signaler l'intention de la France de développer le dialogue politique bilatéral.
« Nous aimerions qu'en plus de cette convergence politique nous ayons une convergence économique encore plus forte », a-t-il déclaré à l'issue de sa rencontre avec son homologue Peter McKay.
Le chef de la diplomatie française doit rencontrer le premier ministre du Québec, Jean Charest, vendredi à Montréal.
Les deux hommes aborderont les différents volets de la coopération franco-québécoise, la Francophonie, ainsi que les fêtes du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec.
La mairesse de Québec, Andrée Boucher, et le président de la Chambre de commerce, Pierre Dolbec, ont déploré que l'entretien se déroule à Montréal, plutôt qu'à Québec.