
Écoles de droit
Les empreintes digitales de milliers d'étudiants canadiens pourraient se retrouver entre les mains des services secrets américains.
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C'est que pour être admis en droit, les étudiants canadiens doivent soumettre leurs empreintes digitales à une entreprise américaine qui a conçu l'examen d'entrée et qui est responsable de son administration.
Cet examen, le L-Sat, est requis par presque toutes les facultés de droit anglophones du Commonwealth.
À la faculté de droit de l'Université de Victoria, il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus. Seul un candidat sur 10 est admis après avoir réussi le L-Sat.
L'obligation de soumettre ses empreintes digitales est dénoncée par les commissaires à la vie privée de la Colombie-Britannique, de l'Alberta et du Canada.
![]() L'école de droit de l'Université de Victoria. |
Cette pratique est inquiétante, voire illégale, explique Eike Klugge, professeur d'éthique auprès duquel se sont plaints des étudiants de l'Université de Victoria.
Il faut savoir que l'entreprise américaine qui recueille les empreintes digitales est tenue de respecter la loi des États-Unis. Théoriquement, elle pourrait donc devoir remettre aux services secrets ou au FBI toutes les données obtenues.
Pour leur part, les doyens des écoles de droit sont inquiets de cette situation qu'ils ignoraient jusqu'à maintenant. Ils demandent à la société américaine LSAC d'utiliser d'autres mesures pour vérifier l'identité des étudiants.
Si l'entreprise continue d'exiger la prise d'empreintes digitales, l'Association des doyens des facultés de droit se dit prête à éliminer l'examen L-Sat lui-même des conditions d'admission.
Au Québec, des dizaines d'enfants sont en attente d'un toit et le nombre de famille d'accueil ne suffit pas à la demande.