La Coalition Québec-vert-Kyoto, réunie samedi et dimanche à Montréal, porte un regard sévère sur l'action de Québec et d'Ottawa en matière de changements climatiques.
Les membres de la Coalition Québec-vert-Kyoto, réunis à Montréal, reprochent aux deux gouvernements leur manque d'action depuis 2000 pour lutter contre le réchauffement de la planète.
Samedi, elle leur a reproché de n'avoir rien fait depuis 2000 dans ce domaine.
Selon un porte-parole de Québec-vert-Kyoto, André Bélisle, le plan d'action établi à l'époque pour remédier à la situation n'a pas été respecté. Il estime qu'aucun ordre de gouvernement ne joue le rôle de leader pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement de la planète.
La coalition profite de l'ouverture prochaine de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, à Montréal, pour faire le point sur l'application du protocole de Kyoto. Celle-ci se tiendra du 28 novembre au 9 décembre.
Un forum de sensibilisation
La crise du verglas au Québec
La rencontre de ce week-end, qui réunit une centaine de délégués de différents groupes environnementaux formant cette coalition, vise avant tout à informer le public des conséquences directes des changements climatiques.
Elle traite aussi bien du déluge du Saguenay de 1996, que de la crise du verglas de 1998 ou, à l'échelle de la planète, des ouragans qui ont dévasté le sud-est des États-Unis. Pour l'organisme, ces phénomènes sont causés par la pollution créée par l'homme.
La Coalition Québec-vert-Kyoto cherche aussi à démontrer à quel point le réchauffement climatique met en péril la santé de la population.
Vers une entente Québec/Ottawa
Parallèlement, après des mois de négociations laborieuses, Québec et Ottawa auraient finalement conclu une entente visant à lutter contre les gaz à effet de serre. Ainsi, Québec recevra 328 millions de dollars d'ici cinq ans.
Le gouvernement Charest se dit satisfait. Il a réussi à obtenir le montant qu'il réclamait du fédéral, et à rendre admissibles au financement les projets produisant peu des gaz à effet de serre, comme ceux misant sur l'énergie hydroélectrique.
Le ministre fédéral de l'Environnement, Stéphane Dion, refuse toutefois de confirmer cette entente. Il estime qu'il n'y aura pas d'accord tant que les deux gouvernements n'auront pas convenu ensemble des projets.
La contribution du Québec
Le Québec voulait que ses efforts en matière de réduction des gaz à effet de serre soient reconnus, notamment son choix de l'hydroélectricité comme source principale d'énergie, ainsi que sa récente production d'énergie éolienne.
Son bilan énergétique pourrait ainsi lui permettre de récolter les crédits de carbone prévus dans l'entente, conformément au protocole de Kyoto, et de toucher les sommes qui leur sont associées.
Québec a déjà annoncé son intention d'aller de l'avant avec des projets tels que le financement du transport en commun à Montréal, à Québec et à Gatineau, ainsi que le développement de l'énergie éolienne en Gaspésie.