Sommet historique de l'ONUMise à jour le mercredi 14 septembre 2005 à 16 h 15 .
 . | Le sommet du 60e anniversaire de l'Organisation des Nations unies (ONU) accueille la plus grande réunion de leaders mondiaux jamais vue depuis la création de l'institution.Cette 60e assemblée annuelle est destinée à réformer l'ONU et à stimuler la lutte contre la pauvreté. Le sommet de trois jours, présidé par le premier ministre suédois Goran Persson, réunit les dirigeants de 170 pays. Le premier ministre du Canada, Paul Martin, y est présent. Dans son discours d'ouverture, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a invité les pays membres à redéfinir l'institution fondée en 1945. « Cette réforme est importante et doit se poursuivre [...] nous ne pouvons ignorer que faire face aux défis de notre époque requiert de l'action et cette action doit être collective si elle veut être efficace. »
 . | « Que le défi consiste à maintenir la paix, consolider un pays, promouvoir la démocratie ou répondre à des désastres naturels ou causés par l'homme, nous avons constaté que même les plus puissants d'entre nous ne peuvent réussir seuls, a-t-il poursuivi. En même temps, a-t-il ajouté, nous ne pouvons pas réussir non plus sans le leadership des puissants et l'engagement de tous. C'est pourquoi il est vital d'avoir des Nations unies en bonne santé et efficaces. »De son côté, le président des États-Unis, George W. Bush, a estimé que « l'ONU doit être forte et efficace, libre de toute corruption, et doit rendre des comptes aux peuples qu'elle sert ». « Les Nations unies doivent faire preuve d'intégrité et être à la hauteur des normes qu'elles fixent pour les autres », a insisté M. Bush, alors que l'Organisation essuie de vives critiques pour sa gestion du programme Pétrole contre nourriture en Irak.
« Les réformes sur les institutions comprennent en général des mesures qui incluent des contrôles internes, identifient d'éventuelles réductions de coûts et s'assurent que les précieuses ressources [qui leur sont attribuées] soient utilisées dans le but prévu ».M. Bush a aussi remercié tous les pays qui sont venus en aide aux États-Unis après le passage de l'ouragan Katrina. À la rescousse du cycle de Doha
 . | | George W. Bush . | Le président des États-Unis a d'ailleurs invité les pays riches à abolir les subventions agricoles. « Je relance aujourd'hui un défi que j'ai déjà lancé, a déclaré M. Bush. Il nous faut travailler ensemble lors [du cycle de négociations commerciales multilatérales] de Doha pour éliminer les subventions agricoles qui perturbent les relations commerciales et ralentissent le développement. »Le cycle de Doha réunit les ministres de 148 pays dans un processus de négociations, effectuées dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), afin de libéraliser le commerce mondiale. Les négociations sont toutefois au point mort notamment en raison de désaccords sur les subventions agricoles. « Aujourd'hui j'élargis un peu plus ce défi en faisant cette promesse: les États-Unis sont prêts à éliminer toutes les barrières douanières, les subventions et autres obstacles pour libérer le flux des biens et services au fur et à mesure que d'autres pays feront de même. » Une réforme de compromis
Les participants de ce sommet historique de l'ONU doivent entériner un document de réforme de l'Organisation, adopté mardi par les diplomates.Ces derniers sont parvenus à un compromis après trois semaines de travail, mais le résultat est un document de 35 pages édulcoré. Le projet initial de Kofi Annan était beaucoup plus ambitieux.

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