Assassinat de Hariri: poursuites contre quatre officiersMise à jour le jeudi 1 septembre 2005 à 15 h 58 .
 . | | Rafic Hariri a été tué dans un attentat, le 14 février dernier, à Beyrouth. (archives) . | Au Liban, le procureur général a engagé des poursuites judiciaires contre Jamil Sayyed, ancien directeur de la Sûreté, Raymond Azar, ancien directeur des Renseignements de l'armée, Ali el-Hajj, ancien directeur général des Forces de sécurité intérieure, et Moustapha Hamdane, commandant de la Garde présidentielle.Les quatre officiers ont été arrêtés mardi dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri. Ils sont accusés de meurtre, tentative de meurtre et acte de terrorisme. Quant à l'ex-député prosyrien, Nasser Kandil, convoqué mardi par la Commission d'enquête de l'ONU, il a été laissé en liberté, mais son passeport lui a été retiré. Tension politique Peu avant la décision du procureur, le premier ministre libanais, Fouad Siniora, et le fils de Rafic Hariri, Saad Hariri, ont insisté sur l'indépendance de la justice, faisant allusion aux déclarations du président libanais.
 . | | Le président libanais Émile Lahoud (archives) . | En effet, Émile Lahoud a demandé aux autorités judiciaires de « s'assurer des preuves irréfutables et des dépositions des témoins auprès de la Commission d'enquête et de les corroborer avec les éléments déjà entre les mains des autorités ».Cette attitude du président libanais avait fait réagir le député et chef druze Walid Joumblatt. Celui-ci avait déclaré qu'il s'attendait à de nouvelles arrestations et au départ d'Émile Lahoud. « Le président Lahoud ne finira pas son mandat actuel, je ne pense pas qu'il continuera à être président du Liban », a-t-il affirmé.

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