Wolfowitz président de la Banque mondialeMise à jour le jeudi 31 mars 2005 à 16 h 10 .
 . | La candidature de Paul Wolfowitz à la présidence de la Banque mondiale a été approuvée à l'unanimité, jeudi, par le conseil d'administration de l'institution.Peu après sa nomination, M. Wolfowitz a indiqué qu'une de ses priorités serait la réduction de la dette des pays les plus pauvres. Il a ajouté qu'il consulterait les organisations non gouvernementales et les quelque 10 000 employés de la Banque, « dont l'expertise est la plus riche au monde en ce qui concerne les problèmes de développement économique et de réduction de la pauvreté. » Secrétaire adjoint à la Défense des États-Unis et chef de file du courant néo-conservateur américain, M. Wolfowitz succédera à James Wolfensohn à la tête de la Banque mondiale, traditionnellement dirigée par un Américain. La candidature de M. Wolfowitz à ce poste, décriée par plusieurs sur la scène internationale, était largement appuyée par le président George Bush et son administration. Un programme chargé M. Wolfowitz a indiqué qu'il tirait déjà profit des conversations qu'il a eues avec ses nouveaux collègues, notamment sur les questions suivantes: Comment trouver un équilibre entre les dons et les prêts aux pays pauvres?Quelle rôle devrait jouer la Banque mondiale: celui de prêteur, ou celui de conseiller technique?L'aide financière de la Banque mondiale devrait-elle être limitée aux pays pauvres?Quelle approche préconiser pour réduire la pauvreté dans le monde?Les Nations unies se sont donné en 2000 l'objectif de réduire la pauvreté de moitié d'ici 2015. L'Europe veut renforcer sa présence à la Banque mondiale
 . | | archives . | Les représentants de l'Union européenne qui ont rencontré M. Wolfowitz mercredi, à Bruxelles, ont réclamé une meilleure représentation européenne à la tête de la Banque mondiale.Les représentants de l'UE lui ont proposé l'idée qu'advenant son accession à la présidence de la Banque mondiale, il pourrait être secondé par un vice-président européen. Paul Wolfowitz s'est contenté de leur promettre « une équipe dirigeante véritablement multinationale » s'il devenait président de la Banque mondiale.

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