10 000 morts par mois au DarfourMise à jour le mardi 15 mars 2005 à 13 h 24 .
 . | | Près de 2 millions de personnes ont été déplacées par la guerre civile au Darfour, surtout des femmes et des enfants. . | La détérioration de la situation au Darfour, dans l'ouest du Soudan, où des tribus arabes tentent de prendre le contrôle de la région, a causé la mort d'au moins 180 000 personnes en 18 mois, depuis la fin de 2003, selon le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les affaires humanitaires.
Jan Egeland a également affirmé, lors d'une entrevue accordée à l'Agence France Presse, que le bilan des pertes humaines pourrait même dépasser les 200 000 morts. Des décès qu'il estime « évitables » puisqu'ils résultent de maladies et de malnutrition, conséquences de la guerre civile qui embrase cette région du Soudan. Le responsable de l'ONU précise toutefois qu'au cours des derniers mois, le rythme des décès a ralenti grâce à une présence humanitaire plus importante dans les camps où s'entassent près de 2 millions de réfugiés et de déplacés. Une situation catastrophique
 . | | Camp de déplacés au Darfour. . | Le Bureau de coordination de l'assistance humanitaire de l'ONU (OCHA), que dirige M. Egeland, n'a perçu que très peu de fonds cette année pour la plupart des urgences humanitaires africaines.Dans le cas du Soudan, il n'a reçu que 56 millions de dollars pour 2005, destinés à la région sud et non au Darfour, au lieu des 410 millions de dollars promis par la communauté internationale. Le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires humanitaires affirme que les appels de fonds ont pourtant été lancés pour ce pays dès octobre 2004.
 . | Jan Egeland conclut que l'effort humanitaire mondial, très généreux, à la suite du tsunami de décembre dernier dans l'océan Indien, n'aura été que de courte durée: « C'est très frustrant parce que le système ne marche pas. Les donateurs sont trop lents et des vies sont perdues ».Ces nouvelles estimations de la situation au Darfour sont publiées alors que se multiplient les critiques contre l'incapacité du Conseil de sécurité de l'ONU à faire cesser le conflit et à traduire les responsables des violences devant les instances judiciaires internationales.

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