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Violences contre les femmes: l'Iran critiqué
Mise à jour le dimanche 6 février 2005 à 16 h 36
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L'Iran a été dénoncé par l'ONU, dimanche, pour les discriminations et violences dont souffrent les femmes dans le pays.


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La représentante spéciale de l'ONU sur les violences à l'égard des femmes, Yakin Ertürk
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Selon la porte-parole spéciale de l'ONU sur les violences à l'égard des femmes, Yakin Ertürk, les lois iraniennes « n'offrent pas de protection aux victimes de violence conjugale », et le divorce n'est pas une procédure facile.

Les femmes souhaitant divorcer ne peuvent en faire la demande que si elles sont en mesure de prouver que leur époux est impuissant, drogué, incapable de soutenir la famille, ou qu'il réside hors du domicile conjugal depuis plus de six mois. En revanche, pour les hommes, le divorce est souvent une simple procédure.

« Je suis inquiète du fait que les victimes de viol rencontrent des obstacles lorsqu'elles réclament justice, et si elles ne peuvent pas prouver qu'elles ont été violées, elles encourent des peines », a indiqué Mme Ertürk, lors d'une conférence de presse à Téhéran, en référence à des cas de femmes poursuivies pour adultère après s'être plaintes de viol.

La représentante de l'ONU, qui était invitée par le gouvernement réformateur, a demandé la correction des lois discriminatoires, des réformes judiciaires et l'abolition de la peine de mort dans le pays.

Mme Ertürk s'est enfin dite « très inquiète » des arrestations arbitraires, des détentions prolongées et de « la pratique répandue des arrestations pour opinions politiques ».

Le cas de Zahra Kazemi évoqué


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La photojournaliste de 54 ans est morte le 10 juillet 2003.
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Mme Ertürk a par ailleurs indiqué avoir soulevé le cas de la photographe canado-iranienne Zahra Kazemi, morte d'une hémorragie cérébrale en juillet 2003 après avoir reçu des coups lors de sa détention.

« J'ai reçu l'assurance qu'une enquête est en train d'être menée correctement sur ce cas et que les faits seront révélés au public », a-t-elle déclaré.

Le 10 juillet 2003, Mme Kazemi a succombé à une hémorragie cérébrale résultant d'un coup à la tête. Après plusieurs tergiversations, Téhéran avait reconnu qu'elle était morte après avoir été battue au cours de sa détention.

La photojournaliste de 54 ans avait été arrêtée le 23 juin précédent, alors qu'elle prenait des photos à l'extérieur de la prison d'Evin, au nord de Téhéran, où sont incarcérés les opposants au régime.

Téhéran a refusé de prendre des mesures judiciaires transparentes et adéquates après l'assassinat de Mme Kazemi. En août dernier, la justice iranienne a acquitté un suspect au terme d'une enquête bâclée et entachée d'irrégularités.

Ottawa avait alors rappelé son ambassadeur à Téhéran, Philip MacKinnon. Le 23 novembre, le Canada a nommé un nouvel ambassadeur, Gordon Venner, en lui confiant la tâche spécifique de trouver une solution à l'affaire Kazemi.



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