
| Expulsion d'Arafat: les Brigades menacent de sévir Mise à jour le vendredi 12 septembre 2003 à 16 h 38 .  . | | Des militants palestiniens . | Les Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa, un groupe radical lié au Fatah de Yasser Arafat, ont menacé de «frapper partout» en Israël si l'État hébreu le bannissait. «Nous proclamons à haute voix que si cette décision est mise à exécution, nous allons nous en prendre à tout Israël et frapper partout sans exception. Il n'y aura pas de ligne rouge et nous ne ferons pas la distinction entre grands et petits», affirme le communiqué de ce groupe, responsable de nombreux attentats suicide en Israël depuis la fin 2000. Le reportage de Guy Gendron 
Jeudi, en début de soirée, le cabinet de sécurité israélien a pris la décision de principe de bannir le chef historique de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, «d'une façon et à un moment qui seront décidés par la suite». Ce conseil, composé des 11 plus importants ministres, ont toutefois exclu d'expulser Yasser Arafat sans un feu vert au moins tacite des États-Unis. Il aurait néanmoins demandé à l'armée d'élaborer un plan destiné à l'exiler.
Arafat affirme que personne ne le chassera
 . | | Arafat à la prière du vendredi . | M. Arafat n'a pas tardé à dénoncer la décision israélienne, affirmant que personne ne le chasserait. «Ils peuvent me tuer avec leurs bombes, mais je ne partirai pas», a-t-il affirmé. «Arafat ne se laissera pas prendre vivant, il a un pistolet avec lui et il s'en servira», a déclaré vendredi un ancien conseiller de M. Arafat, le député arabe israélien Ahmad Tibi. De son côté, le conseiller de Yasser Arafat, Nabil Abou Roudeina, a averti Israël qu'il «aurait à payer le prix fort» s'il veut concrétiser ses menaces. Des milliers de Palestiniens ont d'ailleurs aussitôt entouré la Mouquata, le siège du gouvernement palestinien, à Ramallah, en guise de soutien à leur chef.
Le premier ministre palestinien suspend la formation de son cabinet
 . | | Ahmed Qoreï . | Le premier ministre palestinien désigné, Ahmed Qoreï a, quant à lui, décidé de suspendre ses efforts en vue de former un nouveau gouvernement et de bloquer ainsi tout dialogue avec le gouvernement israélien. Le nouveau premier ministre estime qu'un tel choix pourrait faire exploser toute la région. La Ligue arabe estime également qu'une éventuelle expulsion du dirigeant palestinien aurait des «conséquences désastreuses».
Vives tensions sur l'esplanade des Mosquées
 . | | La police entre l'esplanade des Mosquées et le Mur des Lamentations, vendredi . | La police israélienne est intervenue sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem où des Palestiniens, en colère contre le menace du cabinet israélien de bannir Yasser Arafat, lançaient des pierres contre des juifs se recueillant devant le Mur des Lamentations. Les forces de l'ordre ont rétabli le calme après avoir utilisé des grenades incapacitantes et des gaz lacrymogènes pour disperser les quelque 35 000 musulmans. On ne déplore aucun blessé, a précisé ultérieurement le porte-parole de la police, Gil Kleiman. «Après les prières du vendredi, les Palestiniens, essentiellement des jeunes, ont lancé de gros cailloux et des blocs sur des juifs priant devant le Mur des Lamentations. Une unité de la police est intervenue», a déclaré ce porte-parole. Ce lieu saint, qui abrite deux importantes mosquées, est vénéré à la fois par les musulmans et les juifs.
Un concert de désapprobations
Washington juge qu'une éventuelle expulsion d'Arafat n'aiderait pas à rétablir la paix au Proche-Orient. L'administration américaine a plutôt mal accueilli l'adoption de cette résolution. Selon le porte-parole du département d'État américain, Richard Boucher, «il ne serait pas utile de l'expulser, car cela ne ferait que lui donner une autre tribune pour s'exprimer».
 . | | Hosni Moubarak, vendredi . | Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Bill Graham, a fait part de ses inquiétudes à la ministre israélienne de l'Immigration. Ottawa craint que l'expulsion d'Arafat nuise au processus de paix. De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, a demandé à Israël de revenir sur sa décision. Quant au président égyptien, Hosni Moubarak, il a déclaré craindre que l'expulsion d'Arafat conduise à une «situation dangereuse». La Russie juge que l'expulsion d'Arafat serait une «sérieuse erreur politique». La Chine a également manifesté sa désapprobation et le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a critiqué cette décision, la jugeant «imprudente».
Au cours des derniers jours, de nombreux leaders israéliens, dont le ministre des Affaires étrangères, Silvan Shalom, avaient relancé l'idée de bannir Yasser Arafat, qui est retranché depuis près de deux ans dans son quartier général de Ramallah. Cette décision intervient à la suite de deux attentats sanglants, mardi, à Jérusalem et près de Tel-Aviv, qui ont fait 15 morts.
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| 7 juin 1973
Début de la visite historique du chancelier ouest-allemand Willie Brandt en Israël. | |



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