Radio-Canada.ca/Nouvelles

  Grands titres Le monde Politique Économie Science et communications  


Les Américains prolongent leur séjour en Irak
Mise à jour le mardi 15 juillet 2003 à 16 h 32
.
Devant la persistance des attaques de guérilla contre les troupes américaines et l'impossibilité de sécuriser le pays, le commandement américain aurait pris la décision de prolonger le séjour de quelque 9000 soldats qui devait rentrer aux États-Unis d'ici deux mois.

.
Selon des responsables du Pentagone, le séjour en Irak de milliers de membres de la Troisième division d'infanterie sera prolongé pour une durée indéterminée. Toujours selon les même responsable, cette décision est motivée par le climat d'insécurité généralisée qui règne encore en Irak, deux mois et demi après la fin officielle des conflits.

La Troisième division d'infanterie américaine est en Irak depuis le début des hostilités, le 20 mars dernier, et les 37 soldats qu'elle a perdus au cours de la guerre en font la division la plus touchée par les combats. Des analystes, en entrevue à la chaîne CNN, ont estimé, pour leur part, que la prolongation indéterminée de la mission des soldats américains en Irak aura un effet «dévastateur» sur le moral général des troupes.

Les attentats anti-américains s'enchaînent

.
Ce qui reste d'un camion américain après l'attaque.
.
En Irak, les opérations de la résistance anti-américaine se sont poursuivies lundi avec deux attentats menés contre les forces américaines à Bagdad.

La première attaque, menée au lance-roquette contre un convoi de troupes, a fait un mort et dix blessés parmi les soldats américains. Plus tard dans la journée, une voiture piégée explosait devant le quartier général des forces américano-britanniques, sans toutefois faire de victime. Cette poursuite des attaques contre les forces américaines tend à confirmer les craintes du secrétaire d'État à la Défense, Donald Rumsfeld, qui prédisait dimanche, « un été particulièrement chaud » en Irak.

.
Un convoi militaire américain à Bagdad.
.
Dimanche, un groupe se disant membre du réseau Al-Qaïda a revendiqué les multiples attentats dont les troupes américaines sont victimes depuis la fin des combats en Irak. Mais des analystes sur place estiment que les attaques anti-américaines, qui ont fait jusqu'ici près de quarante morts en Irak, seraient plutôt l'oeuvre de partisans de Saddam Hussein.

Une occupation très coûteuse

.
Les attentats contre les troupes américaines en Irak empêchent Washington de réduire ses effectifs mobilisés, ce qui a un coût.
.
Par ailleurs, selon des chiffres publiés dimanche par le Washington Post, le coût de la guerre et de l'occupation en Irak a coûté environ 50 milliards de dollars, et ce montant pourrait même s'élever à 100 milliards d'ici la fin 2004.

Des responsables américains ont admis que les dépenses en Irak étaient considérablement plus élevées que ce qui avait été prévu initialement. Avant le déclenchement du conflit, le responsable financier du Pentagone, Dov Zakheim, avait évalué à 2,2 milliards de dollars le coût quotidien des opérations d'après-guerre, avant de leur réévaluer à 3 milliards. Finalement, affirme le Washington Post, cela pourrait être encore plus élevé.

La France ne participera pas dans le cadre actuel

.
Dominique de Villepin (archives)
.
Jacques Chirac a affirmé mardi qu'une participation militaire française en Irak «ne peut se concevoir dans le cadre actuel». Le président français a ainsi confirmé les déclarations de son ministre des Affaires étrangères publiées jeudi dans la presse française. Dans le quotidien Le Figaro, Dominique de Villepin avait, en effet, affirmé que toute participation militaire de la France en Irak «ne pourrait être éventuellement envisagée que dans le cadre d'une force de paix des Nations unies». «Pour nous, il conviendrait que la transition politique en Irak soit placée sous la responsabilité des Nations unies. C'est maintenant une condition de l'efficacité», avait-il précisé.

Le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, s'était déclaré favorable à l'envoi en Irak de troupes françaises et allemandes dans le cadre de la reconstruction de ce pays.


Hyperliens *
* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes

Retour au nouvelles Retour aux nouvelles Haut de page  Haut de page
Imprimer   Partager avec un ami


7 juin 1973

Début de la visite historique du chancelier ouest-allemand Willie Brandt en Israël.

     DANS L'ACTUALITÉ >>

France: violences urbaines en région parisienne

La revue de presse internationale

     DOSSIERS >>

Pakistan

Pakistan: séisme meurtrier, l'hiver menace les sinistrés

Cuba

Proche Orient: la spirale de la haine

Iran

La grippe aviaire

     NOS ÉMISSIONS






Retour à MontréalPlus.caRetour à QuébecPlus.ca