
| Guerre en Irak : le compte à rebours est déclenché Mise à jour le vendredi 20 décembre 2002, 23 h 24 . .  . | | Des soldats américains au Koweït (archives) . | Les États-Unis renforceront leur présence militaire dans la région du golfe Persique avec 50 000 hommes et des milliers de tonnes d'armes et d'équipements militaires supplémentaires, au début de janvier, dans la perspective d'une guerre éventuelle contre l'Irak, a annoncé le Pentagone vendredi. Ces forces seront prépositionnées dans des États voisins de l'Irak. Présentement, les Américains ont environ 65 000 militaires dans la région. Le Pentagone affirme vouloir être prêt en précisant toutefois que la décision d'un conflit est du ressort du président des États-Unis.  
 . | La Grande-Bretagne a également invité vendredi ses forces armées à se préparer à une offensive, après avoir conclu que Saddam Hussein n'a manifestement pas honoré ses obligations en matière de désarmement. «Quelquefois, la meilleure façon d'éviter la guerre est de s'y préparer», a affirmé le premier ministre, Tony Blair, dans un message diffusé vendredi par la radio des forces armées. Jusqu'à présent, la Grande-Bretagne n'a pas, officiellement, envoyé dans le Golfe des hommes ou du matériel. Toutefois, selon les autorités du canal de Suez, au moins deux navires de la marine britannique ont déjà traversé le canal, en route vers le Golfe.
Selon des experts militaires, le déclenchement d'un conflit semble improbable avant deux mois, un délai dont Washington et Londres ont besoin pour déployer suffisamment de forces dans la région.
Blix-El Baradei : la déclaration irakienne est incomplète
 . | | MM. Blix et El Baradei estiment qu'il est difficile de faire confiance à Bagdad. . | Hans Blix, qui est directeur exécutif de la Commission de contrôle, d'inspection et de vérification de l'ONU, et Mohamed El Baradei, directeur de l'Agence internatioanale de l'énergie atomique ont présenté jeudi à huis clos devant le Conseil de sécurité leur première analyse de la déclaration irakienne sur ses programmes d'armement. M. Blix a noté l'absence de preuves de la destruction par l'Irak d'armes chimiques et biologiques. M. El Baradei a estimé pour sa part que le document de 12 000 pages est incomplet et qu'il contient peu de nouvelles informations.  
La Grande-Bretagne et les États-Unis ont immédiatement accusé l'Irak d'être en «violation patente» de la résolution 1441 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a été adoptée à l'unanimité le 8 novembre dernier et qui exige de Bagdad une liste exhaustive de ses programmes d'armement. Le Conseil de sécurité a également constaté que l'Irak avait laissé passer une chance en ne fournissant pas une déclaration satisfaisante. Mais, selon des diplomates, la majorité des pays membres du Conseil sont en faveur de la poursuite du processus engagé par la résolution 1441, Aux termes de cette résolution, les experts en désarmement ont 60 jours après le début des inspections sur le terrain pour fournir un premier rapport sur leur travail. On s'attend à ce que Hans Blix présente ce rapport vers le 27 janvier.
Les raids américaino-britanniques s'intensifient
Des avions américains et britanniques ont bombardé le sud de l'Irak, pour la cinquième fois en une semaine, frappant deux centres de communication de la défense aérienne, a indiqué le Pentagone vendredi. Les raids ont été menés en réponse à des actions irakiennes contre des appareils de la coalition qui patrouillent la zone d'interdiction aérienne. La dernière opération contre un système de radars antiaérien dans le sud du pays remonte à mercredi.
 . | | Des incidents quasi-quotidiens opposent l'Irak aux avions américains et britanniques qui survolent les deux zones. . | Les Américains affaiblissent à chaque fois les défenses irakiennes dans la perspective d'un conflit éventuel, tout en affirmant que la recrudescence de ces raids est seulement liée à la multiplication des tirs de la part des Irakiens contre les avions de la coalition. Washington et Londres ont imposé, après la guerre du Golfe en 1991, deux zones d'exclusion aérienne, dans le nord et le sud du pays, pour protéger les populations kurde et chiite. L'Irak ne reconnaît pas ces zones, qui ne font l'objet d'aucune résolution de l'ONU, et qualifie les raids américano-britanniques de «guerre non déclarée».
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| 7 juin 1973
Début de la visite historique du chancelier ouest-allemand Willie Brandt en Israël. |


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