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La machine de guerre se met en place
Mise à jour le jeudi 19 décembre 2002, 9 h 45 .
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Tandis que les États-Unis s'apprêtent à rendre une évaluation négative du dossier sur les armements irakiens et que les inspecteurs de l'ONU entament leur quatrième semaine de travail, Londres se prépare à la guerre aux côtés de Washington. Mercredi, un porte-parole du ministère de la Défense a annoncé qu'un groupe naval britannique prendrait la mer en janvier pour participer à des exercices dans le Golfe et l'océan Indien. L'escadre de la Royal Navy comportera le porte-avions Ark Royal, deux frégates, un pétrolier-ravitailleur, un navire de soutien logistique et un sous-marin nucléaire d'attaque.

Mardi, des sources militaires britanniques avaient indiqué que Londres poursuivait activement ses préparatifs dans l'éventualité d'une guerre contre l'Irak, ajoutant toutefois qu'il n'y avait «aucun calendrier prédéterminé» pour un conflit.

Canberra confirme se préparer à la guerre

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Le premier ministre australien, John Howard, a confirmé mercredi que son pays avait entamé ses préparatifs de guerre contre l'Irak. Mais il a tenu à préciser qu'il gardait l'espoir que le processus de désarmement de Saddam Hussein se passe de manière satisfaisante dans le cadre des Nations unies. M. Howard est intervenu après que le Daily Telegraph de Sydney eut cité des officiers australiens, qui déclaraient attendre un feu vert du président américain, George W. Bush, au début du mois prochain pour entamer 60 jours de préparatifs ultimes avant une guerre dans le désert.

Des troupes d'élite des services spéciaux aériens devraient constituer le fer de lance de la présence australienne en Irak, alors que les forces américaines et britanniques mèneront les principales attaques terrestres et aériennes, avançait le quotidien. Selon le journal, les forces australiennes en Irak compteraient trois navires de guerre, un escadron de chasseurs, un avion de patrouille et un ravitailleur en vol.

L'armée turque se prépare aussi

La Turquie a reconnu aussi se préparer à un possible conflit en Irak, tout en démentant avoir déployé des milliers de soldats à la frontière avec son voisin. Depuis plusieurs jours, la presse turque fait état de mouvements de troupes à la frontière irakienne, certains journaux évoquant des renforts de 40 000 hommes. Dans un communiqué, l'armée turque à mis en garde contre la désinformation et des «informations erronées susceptibles de provoquer des craintes parmi la population».

La Turquie est opposée à une opération militaire contre son voisin, craignant une déstabilisation de la région et de lourdes pertes économiques. Mais, elle craint tout autant la mise en place d'un État kurde dans le nord de l'Irak en cas de désintégration du régime de Bagdad, estimant que ceci pourrait encourager les aspirations séparatistes de sa propre minorité kurde. L'armée turque sort à peine de 15 ans de lutte contre une rébellion kurde menée par le Parti des travailleurs du Kurdistan dans le sud-est du pays.



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