
| Colombie : la politique d'Alvaro Uribe inquiète Mise à jour le jeudi 5 septembre 2002, 13 h 44 . .  . | | Mary Robinson (archives) . | Le haut-commissaire de l'ONU pour les droits de l'Homme s'inquète de la politique de sécurité annoncée par le nouveau président de la Colombie, Alvaro Uribe, pour lutter contre la violence de la guérilla. Dans une lettre envoyée à M. Uribe, Mary Robinson souligne que certaines des mesures envisagées sont contraires au normes internationales de protection des droits humanitaires. Le président Uribe souhaite notamment constituer des réseaux d'informateurs au sein de la population et fournir des armes aux paysans des régions éloignées pour qu'ils puissent se défendre contre les rebelles.
 . | | Alvaro Uribe est partisan de la ligne dure. . | Le gouvernement colombien a inauguré par ailleurs, lundi, une opération hebdomadaire consistant à rétribuer les informateurs ayant livré des membres des FARC ou des mouvements paramilitaires d'extrême droite. Plusieurs informateurs ont reçu chacun 2500 dollars pour avoir remis à la police les identités de guérilleros présumés. Le programme de récompenses financières fait partie de la stratégie de M. Uribe visant à associer les citoyens à la lutte des autorités contre les groupes armés.
Malgré ces mesures, les actes de violence se poursuivent. Un nouveau responsable de la police secrète dans le nord de la Colombie a été assassiné jeudi matin à Medellin, la deuxième ville en importance du pays. Fernando Enrique Mancilla a été tué par balles dans sa voiture personnelle par des individus à moto. Cet ancien procureur a été nommé par le gouvernement du nouveau président Uribe et devait entrer officiellement en fonction dans quelques jours.
L'étau se resserre autour des rebelles
Cent guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie ont été tués ces derniers jours lors de combats avec l'armée près de La Uribe, fief historique de la guérilla marsiste dans l'est du pays.
 . | | L'ancien président Andrés Pastrana et le chef des FARC, Manuel Marulanda, en février 2000. . | Des sénateurs colombiens ont appelé mardi le président Alvaro Uribe à rejeter le délai d'immunité pour crimes de guerre accordé par son prédécesseur aux FARC et aux paramilitaires d'extrême droite. Au début de l'année, Bogota a donné son accord à la création de la Cour pénale internationale. Mais, en même temps, le gouvernement Pastrana a recouru à un délai d'immunité de sept ans pour les rebelles afin de trouver une issue politique à 38 ans de guerre civile, qui a fait plus de 200 000 morts. L'existence de cette exemption n'a été rendue publique que dimanche dernier par un sénateur indépendant.
 . | | Les FARC comptent quelque 17 000 combattants (archives) . | Durant les quatre ans de son mandat (1998-2002), Andres Pastrana a fait plusieurs concessions aux FARC. Avant de mettre fin à trois ans de négociations avec les rebelles, le 20 février dernier, l'ex-président avait par exemple fourni une enclave démilitarisée grande comme la Suisse aux FARC, à 700 km au sud de Bogota, sans aucune contrepartie. Dès son arrivée au pouvoir, le 7 août, le président de la droite, Alvaro Uribe, dont le père a été assassiné par les FARC, s'est engagé à mater la guérilla.
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| 7 juin 1973
Début de la visite historique du chancelier ouest-allemand Willie Brandt en Israël. |


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