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Mise à jour le mercredi 7 février 2001, 15 h 41 HNE.
 Ariel Sharon se met au travail

 

Le nouveau premier ministre d'Israël
Extrait vidéo
 
Israël s'est réveillé mercredi avec un nouveau premier ministre. Ariel Sharon est arrivé au pouvoir grâce à un discours de fermeté, promettant la sécurité avant tout et jurant à ses concitoyens qu'il ne cèdera pas un pouce de Jérusalem aux Palestiniens.
 
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  L'attention des Israéliens et des observateurs est désormais centrée sur la capacité de l'ancien général et ministre de la Défense à obtenir une coalition de gouvernement stable et la manière dont les Palestiniens réagiront à l'arrivée au pouvoir d'un homme qu'ils considèrent comme leur pire ennemi.
 

  Le chef de la droite nationaliste a été élu mardi en écrasant son rival Ehud Barak, premier ministre démissionnaire, avec 62,5 % des voix contre 37,4 %, après dépouillement de 99 % des bulletins de vote. Dans son discours de victoire, à Tel-Aviv, le «faucon» du Likoud a appelé les Palestiniens au dialogue et à la construction d'une paix réaliste. Du même souffle, il a réaffirmé le maintien de Jérusalem comme capitale éternelle et unifiée d'Israël. Ariel Sharon a promis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations avec les Arabes d'Israël qui le perçoivent comme le responsable de l'invasion du Liban et des massacres de Sabra et de Chatila.
 

 
D'autre part, le premier ministre élu a invité les travaillistes à former avec lui un gouvernement d'union nationale. Ariel Sharon est tenu de former son gouvernement d'ici le 31 mars, faute de quoi des élections générales doivent être organisées.
 




  Le taux de participation a été de 62 %. Selon la commission électorale, c'est le taux le plus bas depuis la création de l'État juif en 1948. Cette situation semble s'expliquer entre autres par une abstention très forte au sein de la communauté arabe, ordinairement acquise à la gauche. Lors de l'élection de mai 1999, les Arabes israéliens avaient voté à 95 % en faveur de M. Barak.
 

 

Ehud Barak tire sa révérence.
 
Les travaillistes doivent par ailleurs trouver un successeur à Ehud Barak qui, après sa défaite, a annoncé qu'il quittait la direction du parti ainsi que son siège à la Knesset. «Le temps de notre retour viendra, car notre voie est la seule possible», a cependant assuré M. Barak. Avec 24 députés, le Parti travailliste demeure la première formation à la Knesset, qui compte 120 élus.
 

 
Le premier geste du nouveau premier ministre d'Israël a été de se recueillir, mercredi, devant le Mur des lamentations. M. Sharon, qui est un laïc, a ainsi cédé à une tradition respectée par tous les chefs de gouvernement israéliens élus.
 




  Site le plus sacré du judaïsme, le Mur des lamentations est l'ultime vestige du second Temple juif construit par Hérode et détruit par les Romains en 70 après Jésus Christ. Le Mur est à quelques pas seulement de l'Esplanade des mosquées, un lieu saint musulman qu'il avait visité le 28 septembre dernier déclenchant la deuxième Intifada des Palestiniens.
 

 
 

 
 
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