![]() Depuis le séisme du 12 janvier, Haïti tente de se remettre sur pied, avec l'aide de la communauté internationale. En plus de ce vaste chantier, le pays s'apprête à entrer en campagne électorale, en vue du scrutin du 28 novembre prochain. Dorothée Giroux est en Haïti, où elle prépare une série de reportages qui seront diffusés en septembre à l'émission Désautels. Entre-temps, elle alimentera ce blogue tout au long de son séjour.
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SEP
Port-au-Prince, capitale des décombresEst-ce qu'il y a de la reconstruction en Haïti? Oui, il y a de la reconstruction, mais ça ne paraît pas. La destruction est trop colossale, et la reconstruction, encore trop limitée, pour que cela soit vraiment visible.
Sept mois et demi après le séisme, les rues de Port-au-Prince ressemblent à ce qu'elles étaient quelques semaines après le tremblement de terre. Destruction partout où on pose le regard. Mais ce qui frappe l'oeil maintenant, ce sont les débris : 25 millions de mètres cubes. Un gros chiffre qui n'arrive pas à traduire la multitude d'amas de pierres et de morceaux de béton qui meublent les terrains, encombrent les trottoirs et bloquent même certaines rues de la capitale haïtienne. Si on mettait ces débris dans des conteneurs, et qu'on les alignait bout à bout, il y en aurait assez pour couvrir la distance entre Londres et Jérusalem ou entre New York et Las Vegas. L'opération enlèvement des débris est interminable parce qu'ils sont, entre autres, enlevés à la main. Il y a, en plus, très peu de sites pour les entreposer. La tâche est gigantesque. Un exemple : à la mi-février, je me suis rendue sur le site d'un hôpital qui s'est affaissé lors du tremblement de terre. Le propriétaire de l'hôpital privé était sur les lieux pour surveiller l'opération déblayage, menée par un opérateur de pelle mécanique. La structure de l'édifice était encore visible. Je suis retournée sur le site il y a quelques jours : plus aucune trace de l'immeuble, sauf la montagne de débris beaucoup plus imposante qu'en février. Les travaux de déblayage continuent... Personne n'ose dire quand le site sera prêt pour la reconstruction. De la même façon, personne à Port-au-Prince n'avance de chiffres sur les coûts du déblayage. La Commission intérimaire sur la reconstruction a bien prévu un projet de 17 millions de dollars pour ramasser et recycler les débris, mais en faisant bien comprendre que la somme est loin de couvrir la totalité des opérations d'enlèvement des décombres.
(2) commentaires |
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Commentaires
21 septembre 2010 - 22:48 Oui, c'est bien dit... il y a beaucoup d'efforts de fait mais la destruction est simplement trop grande. Je trouve tres dommage que l'on focus les images de ce qui n'a pas change... Evidemment, a New Orlean, la reconstruction apres Katrina a pris des annees. Enlever les debris du World Trade Center a pris 2 ans... La, on parle de pres du quart de la population d'un pays deja vulnerable qui est sinistre... La communaute internationale aide Haiti comme elle peut, negligeant meme au passage d'autres crises. Tout ca est un bien grand dilemme... Merci de l'interet! Envoyé par Pat Rob, Leogane
5 septembre 2010 - 15:19 Bonjour,J'ai trouvé un article fort intéressant, écrit par un écrivain marocain, en rapport avec Haiti et je me suis dit que ca pourrait vous intéresser: http://www.lejournaldetanger.com/article.php?a=2757 Bonne lecture Envoyé par Ali Ben Ayad, Montréal
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