Conflit syrien : onde de choc au Moyen-Orient

Réfugiés syriens : « les conditions sont affreuses »

Notre correspondante au Moyen-Orient, Marie-Ève Bédard, explique que les pays voisins de la Syrie se préparent à une intervention

La crainte de frappes militaires occidentales en Syrie risque d'amplifier l'afflux de réfugiés syriens dans les pays environnants. Or, la situation est déjà préoccupante.

De retour d'un camp de réfugiés syrien en Jordanie, Philippe Luther, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d'Amnistie internationale, dit avoir vu beaucoup de personnes blessées lors d'attaques ou d'autres qui ont subi de la torture.

« On trouve des personnes qui ont été déplacées jusqu'à cinq fois », a-t-il raconté en entrevue à l'émission 24 heures en 60 minutes.

Le travailleur humanitaire déplore le manque de services de base dans les camps de réfugiés et affirme que les fonds fournis actuellement par la communauté internationale ne sont pas suffisants pour répondre aux besoins.

« Les conditions sont affreuses. Il y a très peu de nourriture. Il y a un manque d'installations sanitaires. » — Philippe Luther, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d'Amnistie internationale

Le nombre d'enfants contraints à fuir la Syrie a franchi vendredi le cap du million, soit la moitié du nombre total de réfugiés syriens chassés de leur pays par la guerre civile, selon l'UNICEF (Fonds des Nations unies pour l'enfance) et le HCR (Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés).

Par ailleurs, des centaines d'enfants, plus de 3500, sont aussi séparés de leur famille au moment où ils traversent la frontière.

Deux millions d'autres jeunes Syriens restés dans le pays n'ont plus de toit et sont souvent attaqués ou recrutés comme combattants en violation des lois humanitaires, soulignent encore les deux agences des Nations unies.

Correspondants à l'étranger

Tous les correspondants

Info en continu Afficher le fil complet

Facebook