Conflit syrien : onde de choc au Moyen-Orient

Obama n'a pas encore pris de décision sur des frappes en Syrie

Le président américain Barack Obama Le président américain Barack Obama  Photo :  AFP/MARK WILSON

Dans une entrevue mercredi à la chaîne PBS, le président américain a indiqué qu'il n'avait pas encore pris la décision d'effectuer des frappes contre la Syrie.

Barack Obama a également expliqué qu'un déploiement militaire sur le terrain en Syrie n'améliorera pas la situation.

M. Obama a assuré que son gouvernement tenait le régime syrien responsable de l'attaque présumée du 21 août contre des banlieues de Damas, et ne pensait pas que les rebelles détenaient des armes chimiques susceptibles d'être utilisées à cette échelle.

Il a expliqué que son pays avait les moyens d'éviter de mener en Syrie une guerre comme celle de l'Irak.

Le président américain a insisté sur le fait qu'une éventuelle intervention aurait pour but d'empêcher le régime syrien de mener des attaques chimiques.

« Si [...] nous envoyons un coup de semonce qui dit : "Arrêtez de faire cela", cela peut avoir un effet positif à long terme sur notre sécurité nationale », a-t-il déclaré.

Plus tôt, le gouvernement britannique avait indiqué qu'il attendrait de connaître les conclusions des inspecteur de l'ONU sur le terrain avant de prendre une décision.

Les républicains interrogent Obama

Après l'intervention du président Obama à PBS, le chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants a appelé le président à s'expliquer personnellement devant le Congrès et devant le peuple américain sur une éventuelle intervention militaire en Syrie.

Dans une lettre dévoilée dans la presse, John Boehner estime que le président américain doit s'expliquer sur les fondements légaux soutenant l'usage de la force en Syrie et sur « l'effet attendu d'éventuelles frappes militaires ».

John Boehner a posé 14 questions dans sa missive à M. Obama, dont l'une demande si l'administration Obama compte demander une rallonge budgétaire au Congrès, en cas d'éventuelle intervention plus longue que prévu.

Par ailleurs, un assistant parlementaire a indiqué que de hauts responsables de l'administration allaient rencontrer jeudi les présidents de la Chambre des représentants et du Sénat, ainsi que des membres hauts placés des commissions de sécurité nationale des deux chambres.

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