Tir de roquette en Israël pour venger la mort d'un détenu palestinien

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Les forces de sécurité israélienne montent la garde dans la ville d'Ashkelon, dans le sud du pays, après qu'un tir de roquette eut été lancé depuis Gaza. Les forces de sécurité israélienne montent la garde dans la ville d'Ashkelon, dans le sud du pays, après qu'un tir de roquette eut été lancé depuis Gaza.  Photo :  AFP/DAVID BUIMOVITCH

La branche armée du mouvement nationaliste Fatah de Mahmoud Abbas a revendiqué mardi l'explosion d'une roquette lancée sur le sud d'Israël depuis la bande de Gaza, indiquant qu'il s'agissait de « représailles » après la mort d'un prisonnier palestinien.

« À titre de première riposte à l'assassinat du prisonnier héroïque Arafat Jaradat, nous revendiquons le tir d'une roquette Grad sur la ville d'Ashkelon mardi à 4 h GMT », ont déclaré par voie de communiqué les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, issues du Fatah.

Lors des funérailles la veille en Cisjordanie d'Arafat Jaradat, décédé samedi dans une prison israélienne, le groupe l'avait salué comme un de ses membres et avait promis de le venger.

La mort de ce militant du Fatah a donné lieu à de violentes manifestations en Cisjordanie et le ministre israélien de la Sécurité intérieure a dit redouter une troisième intifada.

Quant à la roquette qui s'est abattue mardi dans la région d'Ashkelon, elle a endommagé une route, mais n'a pas fait de blessé, selon le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld.

Il a toutefois souligné que la région n'avait pas été touchée par de tels tirs depuis la fin de l'opération « Pilier de Défense », le 21 novembre dernier, durant laquelle plus d'un millier de roquettes avaient été tirées depuis la bande de Gaza vers le territoire israélien.

Après huit jours de bombardements israéliens et de tirs de roquettes palestiniens, une trêve avait été conclue entre l'État hébreu et le Hamas, sous l'égide du président égyptien Mohamed Morsi.

Ces affrontements avaient coûté la vie à 177 Palestiniens, dont plus d'une centaine de civils, ainsi qu'à six Israéliens, quatre civils et deux militaires, selon les bilans des deux camps.

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