Le Vatican exaspéré par les médias

Radio-Canada avec La Presse Canadienne et Reuters
Un cardinal s'adresse à ses confrères au Vatican, le 23 février, tandis que le pape (dans la pièce à gauche) prie. Un cardinal s'adresse à ses confrères au Vatican, le 23 février, tandis que le pape (dans la pièce à gauche) prie.  Photo :  AFP/OSSERVATORE ROMANO

Le Vatican s'en est pris aux médias, samedi, les accusant de tenter d'influencer l'élection du nouveau pape en publiant des histoires qu'il dit fausses et diffamatoires à la veille du conclave qui élira le successeur du pape Benoît XVI.

Depuis l'annonce de la démission du pape, le 11 février dernier, les journaux italiens regorgent de rumeurs et de théorie de complots, d'histoires de rapports secrets et de lobbies au Vatican qui auraient poussé le pape à la démission.

Les reportages publiés en Italie suggèrent que les révélations du dossier d'enquête sur le scandale VatiLeaks, remis au pape en décembre, ont été un facteur dans sa décision de démissionner. La décision du Vatican de nommer ambassadeur à Bogota Mgr Ettore Balestrero, un Italien qui occupait jusque-là un poste qui équivaut, au Vatican, à celui de ministre des Affaires étrangères, serait aussi motivée par un désir de l'éloigner du Vatican, en lien avec le scandale VatiLeaks, disent encore les reportages.

C'est faux, a déclaré le Vatican vendredi, assurant que la nomination de Mgr Ettore Balestrero, décidée il y a longtemps, était une promotion puisque le nominé devient également archevêque.

L'institution catholique a comparé samedi le comportement des médias aux tentatives que faisaient, il y a des quelques siècles, les États et la royauté pour influencer le processus de sélection du prochain pape. Un communiqué de la secrétairerie du Vatican dénonce l'attitude des médias qui publient des histoires « non vérifiées, invérifiables ou complètement fausses qui causent de sérieux dommages à des personnes et des institutions ».

Benoît XVI doit prendre sa retraite le 28 février prochain, devenant ainsi le premier pape à démissionner en près de six siècles. Le pape a donné comme raison de cette démission sa santé fragile qui ne lui permet plus, dit-il, de diriger l'Église catholique.

Samedi, le pape a mis un terme à une retraite spirituelle d'une semaine et a tenu une réunion d'adieu avec le président italien. Dimanche, il donnera sa dernière bénédiction avant de rencontrer les cardinaux, jeudi matin, après quoi il donnera sa démission.

Correspondants à l'étranger

Tous les correspondants

Info en continu Afficher le fil complet

Facebook