Le Pentagone suspend les vols d'essai des F-35

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
F-35

Le Pentagone a suspendu vendredi les vols d'essai de tous les avions de chasse F-35, après la découverte d'une aube fissurée dans la turbine du moteur, lors d'une inspection de routine en Californie.

Les responsables du programme des F-35 ont indiqué qu'il était trop tôt pour savoir si ce problème affectait l'ensemble de la flotte. Tous les vols ont donc été suspendus, à titre préventif, jusqu'à ce qu'une enquête soit menée à ce sujet.

Ces mêmes responsables ont déclaré être en contact avec les fabricants du moteur, Pratt & Whitney, et des avions, Lockheed Martin.

Au total, ce sont 51 avions qui sont cloués au sol.

Cette mise à l'arrêt est en fait la seconde en deux mois pour l'appareil. Le mois dernier, le Pentagone avait ordonné que les 25 chasseurs F-35 utilisés par le corps des Marines restent au sol après un incident survenu à la base d'Eglin, en Floride.

L'avenir des F-35

Le Pentagone nourrit beaucoup d'espoirs pour son chasseur F-35. L'appareil doit remplacer les avions de combat actuels de la US Air Force, de la US Navy et des Marines, d'ici la fin de la décennie.

L'armée américaine compte acheter 2443 avions, mais certains membres du Congrès trouvent leur prix déraisonnable. Estimé à 400 milliards de dollars américains, le programme des F-35 est le plus dispendieux du Pentagone.

Alors que des centaines d'avions doivent également être produits pour les partenaires internationaux des États-Unis qui ont investi dans le projet, ainsi que pour deux autres clients, le Japon et Israël, la nouvelle de la suspension des vols est un nouveau revers pour les F-35, déjà critiqués à l'étranger en raison de nombreux incidents techniques et de leur coût exponentiel.

Au Canada, le gouvernement a récemment relancé le processus d'achats d'appareils pour remplacer ses CF-18 vieillissants, à la suite de la publication d'un rapport indépendant révélant que le coût des 65 avions F-35 commandés à Lockheed Martin, dans le cadre d'un processus sans appel d'offres, était passé de 25 milliards de dollars à 45 milliards. Ottawa a ainsi nommé un comité de cinq experts indépendants chargé d'évaluer toutes les options.

En avril 2012, le vérificateur général du Canada, Michael Ferguson, avait accusé les ministères de la Défense et des Travaux publics d'avoir camouflé le coût réel du programme d'achat de ces avions.

Correspondants à l'étranger

Tous les correspondants

Info en continu Afficher le fil complet

Facebook