Le monde arabe en mutation

La Russie s'implique dans le dialogue entre le régime syrien et l'opposition

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press
Des Syriens fuient les combats à Alep

Visiblement, le dialogue entre l'opposition et le régime syriens avance, mais à très petits pas. Le chef de l'opposition syrienne Ahmed Moaz al-Khatib semble tout de même vouloir aller de l'avant, malgré l'absence de réponse franche de la part du régime.

Mercredi, le vice-ministre des Affaires étrangères de la Russie, Mikhail Bogdanov, a annoncé que M. Al-Khatib se rendra à Moscou à la fin du mois. Dans la foulée, la présence du ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, est également annoncée à Moscou durant la même période.

À Damas, la télévision syrienne a confirmé la rencontre entre MM. Bogdanov et Mouallem.

Toutefois, le ministère syrien des Affaires étrangères a indiqué que M. Mouallem ne rencontrerait pas le chef de l'opposition syrienne et a insisté sur le fait que tout dialogue avec l'opposition n'aurait lieu que « sur le sol syrien ».

Dans une déclaration sur sa page Facebook, dimanche, M. Al-Khatib avait proposé que le dialogue se tienne en « zone libérée », dans le nord de la Syrie contrôlé par les rebelles.

Vraisemblablement, la rencontre à Munich, début février, entre M. Al-Khatib et le ministre russe des Affaires étrangères a déclenché une dynamique qui est en voie de se concrétiser.

La conviction de John Kerry

Par ailleurs, le nouveau secrétaire d'État américain, John Kerry, a déclaré mercredi qu'il avait quelques idées pour convaincre le président syrien Bachar Al-Assad de quitter le pouvoir.

Lors de sa prise de fonction la semaine dernière, M. Kerry avait indiqué qu'il réfléchissait à des solutions diplomatiques.

M. Kerry a affirmé qu'il avait bon espoir de persuader M. Al-Assad d'amorcer des négociations avec l'opposition syrienne afin de mettre fin au conflit qui a coûté la vie à quelque 70 000 personnes, selon l'ONU.

Cependant, le chef de la diplomatie américaine a reconnu qu'il ne pouvait garantir le succès de ses efforts, mais il a assuré qu'il avait une bonne idée de ce qu'il pouvait proposer au président de la Syrie pour le faire changer d'avis.

Sans donner plus de précisions, M. Kerry a indiqué qu'il discuterait du sujet dans le cadre d'une visite en Europe et au Moyen-Orient qu'il effectuera plus tard en février.

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