Scandale en Europe autour de la viande de cheval

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press
Le ministre britannique de l'Environnement et de l'Alimentation Owen Paterson s'adresse aux médias à propos du scandale de la viande chevaline. Le ministre britannique de l'Environnement et de l'Alimentation Owen Paterson s'adresse aux médias à propos du scandale de la viande chevaline.  Photo :  AFP/WILL OLIVER

La confiance des consommateurs européens est ébranlée alors que l'Europe est secouée par un scandale concernant de la viande de cheval retrouvée dans des produits censés contenir plutôt de la viande de bœuf.

Vendredi, le public a découvert que des produits surgelés vendus au Royaume-Uni et ailleurs en Europe par des entreprises française et suédoise étaient composés à 100 % de viande chevaline alors que l'emballage annonçait du bœuf. Plusieurs grandes chaînes alimentaires ont annoncé dimanche qu'elles retiraient de leurs rayons les produits concernés.

Le scandale qui prend de l'ampleur risque de provoquer des tensions transfrontalières, notamment en France. Trois ministres du gouvernement français ont convoqué des industriels, lundi, pour élucider le mystère de l'origine de la viande. L'opération s'avère complexe, puisque la chaîne d'approvisionnement suspecte traverse toute le continent européen.

Selon la dernière piste rapportée par l'Associated Press, ce seraient des commerçants hollandais et chypriotes faisant partie d'une chaîne d'approvisionnement qui seraient responsables d'un problème d'étiquetage. Mais les autorités soupçonnent aussi qu'une fraude motivée par des contraintes financières pourrait être à l'origine du problème.

Pendant ce temps, en Roumanie, d'où provient la viande, le président se démène pour sauver la réputation de son pays. Une enquête a été ouverte.

L'abattoir roumain d'où provient la viande utilisée par l'entreprise française Comigel et la suédoise Findus invoque ses contrôles systématiques pour nier toute responsabilité et renvoie la balle vers l'importateur français, tandis que les menaces de poursuites fusent de part et d'autre.

Les ministres français veulent aborder lundi en réunion la question de la traçabilité des viandes ainsi qu'un éventuel renforcement des contrôles avec des représentants de l'abattage, de la commercialisation, de la transformation et de la distribution des viandes.

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