Des millions de Cubains ont choisi dimanche les 612 membres de l'Assemblée nationale dans le cadre d'un scrutin qui, selon plusieurs critiques, ne changera rien à la situation politique actuelle.
Bien que ce vote soit présenté par le gouvernement comme un véritable exercice démocratique, le fait que tous les candidats aient été sélectionnés par le Parti communiste laisse peu de doutes quant à la réélection de Raul Castro à la tête du pays pour les cinq prochaines années.
Le Parlement se réunira le 24 février afin d'élire un chef pour la première fois en deux décennies, mais le nom du leader de longue date Ricardo Alarcon ne figure pas sur les bulletins de vote.
Le processus électoral s'est amorcé en octobre sur l'île de Cuba avec les élections municipales. À l'heure actuelle, il n'existe aucune limite en ce qui a trait aux mandats des élus. Raul Castro a déclaré à quelques reprises que les représentants publics, y compris le président, ne devraient pas faire plus de deux mandats consécutifs.
L'opposition s'est montrée sceptique par rapport au scrutin de dimanche, notant que seul le Parti communiste est autorisé sur l'île.
Raul Castro et son frère aîné Fidel, maintenant à la retraite, dirigent Cuba depuis cinq décennies.