Espagne : scandale de corruption aux allures de crise politique

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Vague d'indignation en Espagne Pancarte demandant la démission de Mariano Rajoy lors d'une manifestation à Barcelone, le 2 février  Photo :  AFP/Josep Lago

Rien ne va plus pour le chef du gouvernement de droite espagnol. Visé par un scandale de corruption dévoilé par le quotidien El Pais, Mariano Rajoy fait face à une vague d'indignation.

Le chef de l'opposition socialiste, Alfredo Perez Rubalcaba, a demandé sa démission.

Selon El Pais, Mariano Rajoy et d'autres dirigeants du Parti populaire (PP) ont bénéficié d'un salaire non déclaré pendant des années. Ce salaire aurait été versé par des chefs d'entreprises.

Samedi, le chef du gouvernement a démenti ces informations et a annoncé qu'il rendrait publics ses revenus.

« Jamais je n'ai reçu ni distribué d'argent au noir », a-t-il affirmé devant la direction du Parti populaire, qu'il préside depuis 2004, excluant de démissionner et annonçant qu'il publierait prochainement sa déclaration de revenus.

Selon un sondage publié dimanche par El Pais, le PP est tombé au plus bas dans les intentions de vote depuis sa victoire électorale de novembre 2011, à 23,9 %, presque à égalité avec les socialistes, le principal parti d'opposition, qui est à 23,5 %.

Une pétition réclamant la démission de Mariano Rajoy, lancée jeudi sur la plateforme Change.org, avait recueilli environ 766 000 signatures dimanche à la mi-journée.

Adversaire malheureux de M. Rajoy en 2011, le chef du Parti socialiste n'a en revanche pas réclamé de nouvelles élections dans l'immédiat.

Cette affaire de corruption a été « la goutte de trop » pour beaucoup d'Espagnols. Le pays est étranglé par une politique d'austérité et un taux de chômage à plus de 26 %.

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