La crise malienne

455 millions en aide aux Maliens

Le compte rendu de Daniel Thibeault

À Addis Abeba, en Éthiopie, une conférence des donateurs pour le Mali à laquelle le Canada prenait part a permis de recueillir plus de 455 millions de dollars destinés aux besoins militaires et humanitaires.

Une cinquantaine de pays et organisations internationales étaient représentés à la rencontre.

Le bureau du ministre canadien de la Coopération internationale, Julian Fantino, a indiqué lundi que le ministre devait y discuter des besoins financiers et logistiques de la mission au Mali.

Dans le cadre de ce sommet, le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, a déclaré qu'il souhaitait convoquer des élections « propres, transparentes et crédibles » au Mali avant le 31 juillet prochain.

Pour sa part, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a souligné que les troupes françaises resteront sur place « tant que ce sera nécessaire ». « Nous voulons nous assurer que la relève se passera bien entre la France et la MISMA [Mission internationale de soutien au Mali]. Il n'est pas question de nous enliser », a-t-il déclaré.

Pendant ce temps sur le terrain, les forces françaises et maliennes poursuivent leur progression vers le nord du pays. Elles continuent à patrouiller dans Tombouctou après y être entrées dans la nuit de lundi à mardi.

Des forces spéciales canadiennes sur le terrain

Les médias ont appris hier que des soldats des forces spéciales canadiennes étaient déployés au Mali pour assurer la sécurité du personnel canadien qui oeuvre dans le pays en proie à de violents combats.

Ottawa maintient que le Canada n'offre qu'un soutien logistique à la mission dans ce pays. Selon le porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères, ces soldats n'accomplissent pas de mission de combat au Mali, mais font plutôt partie d'une stratégie pour protéger le personnel diplomatique, l'ambassade canadienne à Bamako, ainsi que le matériel canadien envoyé sur le terrain.

À Ottawa, lundi, le chef de l'opposition officielle, Thomas Mulcair, a demandé au gouvernement conservateur de mettre le Parlement au courant de tout changement dans la mission canadienne au Mali, ce que le premier ministre s'est engagé à faire.

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