Le monde arabe en mutation

Égypte : sept morts dans les manifestations

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
2 ans après la révolution

Pour marquer le deuxième anniversaire du soulèvement qui a conduit à la chute de l'ancien président Hosni Moubarak, plusieurs manifestations ont eu lieu au Caire et dans d'autres villes d'Égypte, vendredi.

Mais les manifestations se sont terminées par des heurts violents entre les protestataires et les forces de l'ordre. Le ministère de la Santé a rapporté que sept personnes sont mortes dans la ville de Suez, tandis que les services de secours ont fait état de 450 blessés. De sont côté, le ministère de l'Intérieur affirme que 31 policiers ont été blessés au cours des affrontements.

Par ailleurs, les locaux du parti Justice et liberté, l'aile politique de la confrérie des Frères musulmans, à Ismaïlia, ont été incendiés.

Les manifestants ont scandé le fameux slogan scandé contre Hosni Moubarak : « Le peuple veut la chute du régime », ou « Président de la République, où sont tes promesses révolutionnaires? »

Les protestataires ont également réclamé l'« épuration du ministère de l'Intérieur », la démission du gouvernement, de nouveaux procès contre ceux qui tué des manifestants en 2011, l'instauration de salaires minimum et maximum, le contrôle des prix à la consommation et la reformulation des articles litigieux de la Constitution.

Lors de cette journée anniversaire, les Frères musulmans n'ont pas appelé leurs partisans à descendre dans la rue. Ils ont plutôt annoncé une journée d'action pour venir en aide aux plus démunis.

Opposition contre les Frères musulmans

Le second anniversaire du soulèvement est un autre épisode du bras de fer entre le président Mohamed Morsi et les partis libéraux qui lui reprochent de reproduire l'ancien système de Hosni Moubarak.

La cime de la confrontation entre le président et l'opposition a été le projet de Constitution que les opposants considèrent comme un texte partisan, donnant avantage aux islamistes qui étaient majoritaires au sein de l'Assemblée constituante.

Après plusieurs jours de tension, le projet a été soumis à référendum et approuvé par une majorité d'électeurs.

L'autre épisode d'affrontement entre le président et ses opposants a été le décret constitutionnel, qui a donné de larges pouvoirs à M. Morsi. Après plusieurs jours de protestation, le président a décidé de faire quelques concessions en supprimant quelques prérogatives.

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