La crise malienne

Des forces spéciales protégeront Areva au Niger

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Le site d'Arlit exploité par Areva Le site d'Arlit exploité par Areva  Photo :  AFP/ISSOUF SANOGO

La prise d'otages spectaculaire d'In Amenas, en Algérie, et son dénouement sanglant semblent réveiller le spectre de la sécurité des entreprises occidentales qui exploitent des mines dans le Sahel.

Le site de l'hebdomadaire français Le Point a révélé jeudi que les forces spéciales françaises seront envoyées au Niger, voisin du Mali, pour protéger les gisements d'uranium exploités par Areva.

C'est la première fois que les forces françaises participent directement à la protection d'intérêts privés.

LePoint.fr a confirmé l'information auprès du ministère français de la Défense, mais n'a pu obtenir plus de précisions.

Cinq employés d'Areva sont retenus en otages depuis septembre 2010. Ils ont été enlevés sur le site d'Arlit, proche de la frontière avec le Mali.

Areva, deuxième producteur mondial d'uranium en 2011, exploite le site d'Arlit et envisage d'en inaugurer un deuxième au Niger en 2014.

L'extraction d'uranium au Niger représente environ 20 % des besoins français, selon l'estimation d'une commission parlementaire. Le minerai alimente les centrales nucléaires françaises et est vendu à des clients étrangers.

Par ailleurs, la compagnie minière canadienne IAMGOLD, qui exploite une mine d'or au Mali, a annoncé que le conflit n'influait pas sur sa production. L'entreprise a cependant annoncé que les opérations d'exploration ont été réduites par mesure de précaution.

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