Obama rappelle les fondements de la Constitution américaine

Radio-Canada avec Agence France-Presse, La Presse Canadienne et Reuters
Barack Obama et son épouse Michelle saluent la foule lors du défilé présidentiel sur l'avenue Pennsylvania à Washington.

Cinquante ans après la marche du défenseur des droits civiques Martin Luther King Jr. à Washington, le président des États-Unis, Barack Obama, a lancé son second mandat à la tête du pays en revenant aux fondements de la Constitution américaine.

Les coups de canon saluant son assermentation avaient à peine fini de retentir dans le ciel de Washington, que Barack Obama s'est adressé au peuple américain pour rappeler la déclaration d'indépendance des États-Unis, selon laquelle « tous les hommes sont créés égaux ».

M. Obama a rappelé que la quête de cet idéal unit tous les Américains, mais que le travail pour atteindre cet idéal ne serait pas achevé tant que, notamment, les femmes ne gagneraient pas des salaires équivalents à leurs homologues masculins, que les gais ne disposeraient pas des mêmes droits que les hétérosexuels et que la prospérité économique ne soit pas le privilège d'une minorité.

« La prospérité de l'Amérique doit reposer sur les larges épaules de la classe moyenne », a déclaré le président américain.

« Nous ne pouvons nous méprendre en instituant l'absolutisme comme principe, ou en substituant le spectacle à la politique, ou en faisant de l'échange d'injures un débat raisonnable », a-t-il poursuivi en invitant les élus à agir pour que les États-Unis soient prêts à affronter les défis que lui réserve l'avenir.

« Nous devons agir, sachant que notre oeuvre sera imparfaite. » — Barack Obama

Le président américain a appelé ses concitoyens à passer à l'action pour renforcer les droits de tous les Américains. M. Obama, qui a employé tout au long de son discours de 20 minutes la formule « Nous, le peuple [américain] » (« We the People », premiers mots du préambule de la Constitution des États-Unis), a invité les citoyens à poursuivre l'oeuvre des pionniers.

« Maintenant, des décisions nous incombent, et nous ne pouvons pas nous permettre de retard », a poursuivi le président en évoquant le blocage du Congrès. Il a également évoqué le dossier du contrôle des armes à feu, en se référant à la tuerie de Newtown, et de la lutte contre les changements climatiques, en soulignant la violence des tornades qui ont frappé le pays au cours des dernières années.

Après le discours présidentiel, Barack Obama et son épouse, Michelle, ont défilé dans les rues de Washington.

Les célébrations avaient été lancées au cours du week-end à Washington, où Barack Obama a été assermenté officiellement pour son deuxième et dernier mandat. La courte cérémonie s'est déroulée en privé à la Maison-Blanche, dimanche. Samedi, Barack et Michelle Obama avaient fait du bénévolat dans le cadre de la Journée nationale de service communautaire.

La Constitution américaine dicte que les mandats présidentiels débutent à midi, le 20 janvier suivant l'élection présidentielle. Mais lorsque ce jour tombe un dimanche, la tradition veut que les festivités publiques se déroulent le lendemain. En 2009, 1,8 million de personnes avaient assisté à l'assermentation du premier président noir des États-Unis.

Lire aussi le blogue de Gérald Filion, Obama : présider un pays en crise

La gaffe de Joe Biden

Par ailleurs, le vice-président américain Joe Biden a lui aussi prêté serment dimanche après-midi lors d'une cérémonie intime dans sa résidence de la capitale. Son allocution n'est toutefois pas passée inaperçue.

« Je suis fier d'être président des États-Unis, » a-t-il déclaré, provoquant le rire des personnes présentes.

« Je suis fier d'être vice-président des États-Unis, mais je suis plus fier encore d'être le vice-président de Barack Obama, du président Barack Obama, » a-t-il rectifié après que son fils lui a souligné l'erreur. 

 

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