Algérie : le bilan grimpe à 48 victimes parmi les otages

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Une installation de BP dans le complexe gazier d'In Amenas Une installation de BP dans le complexe gazier d'In Amenas

Le nombre d'otages tués dans le complexe gazier d'In Amenas, dans le sud de l'Algérie, atteint désormais 48, après la découverte dimanche des corps de 25 otages de plus à l'intérieur du site par les forces algériennes, selon une source proche des services de sécurité.

Plus tôt dimanche, le ministre algérien des Communications, Mohamed Said, faisait état de plus de 23 otages tués entre la prise d'otages, mercredi soir, et l'assaut final de l'armée algérienne, samedi matin.

Le nombre total de tués, en comptant les 32 preneurs d'otages djihadistes qui sont morts lors de l'assaut de l'armée, s'élèverait donc à 80, mais le bilan peut encore s'alourdir, les forces algériennes n'ayant pas fini d'examiner les lieux.

La même source a rapporté que six ravisseurs avaient été capturés vivants par l'armée algérienne, à l'issue de la prise d'otages.

M. Said a quant à lui annoncé dans la journée que les preneurs d'otages, « originaires de pays arabes et africains et de pays non africains », étaient en tout de six nationalités différentes. Un citoyen canadien pourrait être parmi les ravisseurs, selon ce qu'a indiqué Ottawa vendredi. Cette information n'est toutefois pas confirmée.

Le ministère de l'Intérieur a auparavant précisé que 107 otages expatriés et 685 otages de nationalité algérienne avaient été libérés par les forces de sécurité.

Alger a également assuré ne pas avoir besoin d'aide extérieure pour assurer la sécurité de ses installations énergétiques, comme le complexe d'In Amenas, qui devrait reprendre ses opérations dans deux jours.

Alexandre Berceaux, un des ex-otages français qui a réussi à s'échapper du site d'In Amenas, participe à une conférence de presse à Pagny-sur-Moselle, en France, le 20 janvier. Alexandre Berceaux, un des ex-otages français qui a réussi à s'échapper du site d'In Amenas, participe à une conférence de presse à Pagny-sur-Moselle, en France, le 20 janvier.  Photo :  AFP/JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

M. Said a aussi envoyé plus tôt un message aux responsables de l'agression : l'Algérie sera prête à faire face aux attaques qui pourraient se produire encore sur son territoire.

La prise d'otages a été orchestrée en représailles à l'opération en cours au Mali, où des troupes françaises, maliennes et ouest-africaines tentent de repousser des rebelles islamistes qui ont pris le contrôle du nord du pays. L'Algérie a autorisé les avions de chasse français à survoler son territoire pour se rendre au Mali.

« Face à cette tentative de déstabilisation contre l'Algérie, nous répondons que nous avons une armée de 38 millions d'Algériens », a ajouté le ministre.

Des Britanniques s'ajoutent aux victimes

Le premier ministre David Cameron a annoncé dimanche que trois Britanniques et un résident du pays avaient été tués dans la prise d'otages. Trois autres Britanniques ont disparu et sont vraisemblablement morts, selon M. Cameron. Il a transmis ses condoléances aux familles des victimes.

Depuis le début de la prise d'otages, l'Algérie s'est gardée de révéler la nationalité des victimes étrangères, laissant cette tâche aux gouvernements concernés.

Le Japon a annoncé que 10 de ses ressortissants manquaient à l'appel. Neuf d'entre eux ont été exécutés dès mercredi par les ravisseurs, selon l'Agence France-Presse, qui cite deux otages algériens témoins de la scène.

Six Philippins ont été tués et quatre autres sont portés disparus, selon le gouvernement philippin, alors que la Norvège compte cinq morts et la Malaisie, deux. Des citoyens français, américains et roumains avaient déjà été déclarés morts.

Des hommes examinent les restes d'un véhicule détruit près du site d'In Amenas, en Algérie. Des hommes examinent les restes d'un véhicule détruit près du site d'In Amenas, en Algérie.  Photo :  PC/AP/Echorouk Elyaoumi

Belmokhtar veut négocier

De son côté, Mokhtar Belmokhtar, qui a revendiqué la responsabilité de la prise d'otages, se dit prêt à négocier avec les Occidentaux et demande à la France de cesser ses raids dans le nord du Mali.

L'ancien haut responsable d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et chef du groupe Al-Moulathamine, qui a planifié l'opération, s'exprimait dans une vidéo diffusée dimanche sur le site Internet d'information mauritanien Sahara Media.

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