É.-U. : la Chambre approuve 50,7 milliards pour les victimes de Sandy

En octobre, l'ouragan Sandy frappe les Caraïbes, les Bahamas, les États-Unis et le Canada. En octobre, l'ouragan Sandy frappe les Caraïbes, les Bahamas, les États-Unis et le Canada.

La Chambre des représentants des États-Unis, à majorité républicaine, a approuvé mardi soir un projet de loi octroyant 50,7 milliards de dollars américains en aide d'urgence pour les victimes de la mégatempête Sandy, mettant fin à un épisode qui a exposé de douloureuses divisions au sein du parti, plus de 10 semaines après que la tempête eut ravagé des régions densément peuplées du nord-est du pays.

Le vote a été remporté à 241 voix contre 180, et des responsables ont indiqué que le Sénat devrait accepter la mesure en début de semaine prochaine, pour ensuite l'envoyer au président Barack Obama afin qu'elle soit ratifiée. Les démocrates ont été nombreux à appuyer les fonds d'aide, mais plusieurs républicains ont également répondu à l'appel.

L'ouragan Sandy a traversé plusieurs États, à la fin octobre, et est tenu responsable de 140 morts et des milliards de dollars en dégâts résidentiels et commerciaux, la majorité dans les États de New York, du New Jersey et du Connecticut. La gigantesque tempête a causé des pannes de courant et des interruptions des transports en commun qui ont grandement perturbé l'existence de millions de personnes. Les demandes d'aide fédérale ont afflué pratiquement immédiatement.

Les démocrates ont pris à partie les conservateurs du Sud qui voulaient réduire le montant de l'aide fédérale, ou encore en assujettir une partie en imposant des compressions ailleurs dans le budget.

Un premier vote bipartisan avait récolté un résultat positif lorsque le représentant républicain du New Jersey Rodney Freylinghuysen a proposé de faire passer le montant total de l'aide fédérale de 17 à 50,7 milliards de dollars américains.

Le Sénat avait approuvé des mesures de l'ordre de 60 milliards de dollars américains lors des derniers jours de la précédente législature qui a pris fin le 3 janvier, et un vote de la Chambre devait suivre sous peu.

Toutefois, et de façon inattendue, le président de la Chambre, le républicain John Boehner, a retardé le vote dans les dernières heures de la législature, alors qu'il tentait de calmer les conservateurs frustrés du fait que la Chambre venait tout juste d'approuver une mesure distincte permettant d'éviter le « précipice fiscal ».

Associated Press

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