Sri Lanka : le pouvoir remplace la juge en chef de la Cour suprême

Radio-Canada avec Agence France-Presse
Un Sri-Lankais consulte un journal local dont la une fait état de la destitution de la présidente de la Cour suprême, Shirani Bandaranayake. Un Sri-Lankais consulte un journal local dont la une fait état de la destitution de la présidente de la Cour suprême, Shirani Bandaranayake.  Photo :  AFP/LAKRUWAN WANNIARACHCHI

Le président du Sri Lanka, Mahinda Rajapakse, a nommé mardi un conseiller juridique du gouvernement pour remplacer la présidente de la Cour suprême, Shirani Bandaranayake, démise de ses fonctions samedi dernier.

« Je peux maintenant confirmer que Mohan Peiris sera le nouveau président de la Cour suprême. Aussitôt après l'accord du Parlement, il prêtera serment » plus tard dans la journée, a indiqué à l'AFP le porte-parole du chef de l'État, Mohan Samaranayake.

Conseiller juridique du gouvernement, M. Peiris est un fervent défenseur des rapports présentés par le pays devant les Nations unies concernant la question des droits de l'homme dans l'île.

La procédure de destitution de Shirani Bandaranayake avait été lancée en novembre dernier, après que la première femme à occuper la plus haute fonction au sein de la Cour suprême eut pris plusieurs décisions déplaisant au gouvernement.

Quelques semaines plus tôt, elle avait barré la route à un projet de loi qui aurait donné plus de pouvoir au ministre du Développement économique, qui est le frère du président. La juge Bandaranayake avait notamment été accusée d'avoir bafoué la Constitution.

Plusieurs organisations et gouvernements occidentaux, dont les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada, ont appelé le président Rajapaksa à revenir sur sa décision pour ne pas risquer de plonger le pays dans une crise constitutionnelle.

Les États-Unis ont d'ailleurs réitéré lundi leurs inquiétudes concernant une destitution qui « pose de sérieuses questions sur la séparation des pouvoirs au Sri Lanka, principe fondamental pour une démocratie en bonne santé ».

Le Canada a pour sa part rappelé que le pays faisait l'objet « d'une surveillance étroite en ce qui a trait à son respect des valeurs et des principes du Commonwealth ». Le Sri Lanka doit être l'hôte de la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth, plus tard en 2013.

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