L'écologiste Paul Watson quitte la présidence de Sea Sheperd

Paul Watson mai 2012 Le fondateur et président de la société de conservation Sea Shepherd, le 23 mai dernier  Photo :  PC/Markus Schreiber

Paul Watson, dont l'intense militantisme a suscité des controverses internationales à plus d'une reprise, a quitté la présidence de son organisation de lutte contre la chasse à la baleine afin d'éviter les griffes du système judiciaire américain.

Né à Toronto, mais détenteur des citoyennetés canadienne et américaine, Paul Watson a publié mardi une déclaration dans laquelle il a confirmé qu'il quittait ses fonctions à titre de président de l'organisation Sea Shepherd.

Il a pris cette décision en raison d'une injonction qui a été émise par un tribunal de Seattle le mois dernier et qui ordonne à l'organisation de respecter une distance d'au moins 457 mètres entre ses embarcations et les baleiniers japonais.

Dans son communiqué, Paul Watson a précisé qu'il était personnellement visé dans l'injonction. Celle-ci visait à empêcher les ardents militants de Sea Shepherd de poursuivre les actions qu'ils mènent chaque année afin de retarder la saison de chasse à la baleine.

La décision de démissionner, a précisé M. Watson, était motivée par un désir d'éviter des accusations criminelles. «Je n'ai jamais été reconnu coupable d'un crime», a-t-il plaidé.

«Et pour cette raison, la société de conservation Sea Shepherd aux États-Unis et moi-même, à titre de citoyen américain, devons nous plier à l'ordonnance de la cour [d'appel] du 9e circuit des États-Unis.»

Paul Watson a soutenu qu'il avait quitté toutes ses fonctions au sein de l'organisation active aux États-Unis et en Australie et à titre de capitaine de l'un des vaisseaux de Sea Shepherd, mais a affirmé qu'il participerait aux activités à titre d'observateur.

M. Watson a en outre assuré que les campagnes contre les baleiniers japonais se poursuivraient sous le leadership de l'ancien sénateur australien Bob Brown.

Les baleiniers de l'Institut japonais de recherche sur les cétacés ont intenté l'an dernier une poursuite contre Sea Shepherd afin d'empêcher ses militants d'interférer avec leurs activités de chasse, mais le juge avait refusé d'émettre une injonction.

Les plaignants avaient interjeté appel, et trois juges de la cour d'appel du 9e circuit des États-Unis a ordonné lundi à Sea Shepherd de ne pas attaquer ou s'approcher de tout navire japonais en attendant une décision.

Les baleiniers japonais chassent jusqu'à 1000 bêtes par année, comme le leur permet la Commission baleinière internationale. Le Japon a la permission de chasser les baleines tant qu'elles sont tuées à des fins de recherche et non pour le commerce.


 

En complément

Correspondants à l'étranger

Tous les correspondants

Facebook