Obama nomme Brennan à la CIA et Hagel au Pentagone

Radio-Canada avec Reuters
Joyce Napier fait le point sur les nominations de John Brennan et de Chuck Hagel

Le président des États-Unis, Barack Obama, a annoncé lundi la nomination de son conseiller John Brennan à la tête de la CIA. Le président a également confirmé le choix de l'ancien sénateur républicain Chuck Hagel au poste de secrétaire à la Défense.

John Brennan, qui a oeuvré dans les rangs de la CIA pendant 25 ans, occupait les fonctions de conseiller pour la lutte antiterroriste auprès du président Barack Obama.

M. Brennan succédera au général David Petraeus à la tête de la puissante agence de renseignement. Ce dernier avait dû démissionner de ses fonctions en novembre dernier à la suite d'une affaire extraconjugale qui avait fait scandale dans les médias.

Le président Obama avait déjà envisagé de placer John Brennan à la tête de la CIA en 2008, mais s'était ravisé en raison de l'implication présumée de M. Brennan dans des techniques d'interrogatoire controversées à la CIA sous l'administration du président George W. Bush.

John Brennan a toujours nié avoir eu recours à ces techniques d'interrogatoire qu'il a lui-même dénoncées.

La partie n'est pas gagnée pour Chuck Hagel

Chuck Hagel, en 2008, lors d'une visite en Jordanie.

La nomination de Chuck Hagel au secrétariat de la Défense ne sera sans embûches pour l'administration Obama. Le Sénat doit en effet approuver les nominations de MM. Brennan et Hagel à la tête de la CIA et du Pentagone, ce qui n'est pas chose faite en raison de l'opposition qu'exercent les républicains, majoritaires au Sénat, notamment face à la nomination de Chuck Hagel.

Vétéran décoré de la guerre du Vietnam, Chuck Hagel représentait par le passé le Nebraska au Sénat. Considéré comme un « conservateur atypique », il ne fait pas l'unanimité dans les rangs de l'opposition américaine. Les républicains, dont il est issu, lui reprochent entre autres de s'être opposé par le passé à des sanctions contre la Lybie et l'Iran, mais aussi d'avoir critiqué l'influence du « lobby juif » à Washington.

Chuck Hagel a d'ailleurs assuré Israël de son « soutien total ». Il n'y a « pas la moindre preuve que je sois anti-israélien, pas le moindre vote (de ma part au Sénat, NDLR) qui aurait pu causer du tort à Israël », a affirmé l'ancien sénateur du Nebraska au journal local de cet État du centre des États-Unis, le Lincoln Journal Star.


Si sa nomination est acceptée par les membres du Sénat, Chuck Hagel succédera à Leon Panetta qui prendra sous peu sa retraite de la vie politique active.

De son côté, le président Obama a invité les membres du Sénat à entériner rapidement ces deux nominations. 

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