Conflit syrien : onde de choc au Moyen-Orient

Des missiles de l'OTAN déployés près de la frontière entre la Turquie et la Syrie

Radio-Canada avec Agence France-Presse
Station de lancement de missiles Patriot (archives de l'OTAN) Station de lancement de missiles Patriot (archives de l'OTAN)  Photo :  OTAN

L'OTAN a commencé à déployer des missiles américains Patriot en Turquie pour protéger la frontière avec la Syrie.

Une vingtaine de militaires américains responsables de leur installation sont arrivés vendredi sur la base aérienne d'Incirlik, dans le sud de la Turquie. Le commandement de l'armée américaine en Europe (EUCOM) a précisé que 400 autres soldats ainsi que des équipements supplémentaires arriveraient par avion et par voie maritime dans les prochains jours.

« Ces forces augmenteront les capacités de défense aérienne de la Turquie et contribueront à la désescalade de la crise à la frontière de l'Alliance », a souligné l'armée américaine.

Outre les États-Unis, l'Allemagne et les Pays-Bas se sont engagés à envoyer chacun deux batteries de missiles Patriot et 400 soldats, qui seront déployés à proximité de la frontière syrienne.

Les batteries allemandes et néerlandaises arriveront à partir du 21 janvier. Elles devraient être opérationnelles au début du mois de février.

L'OTAN assure que le déploiement sera « purement défensif » et qu'il ne vise qu'à protéger la Turquie face aux menaces venant de Syrie.

La Turquie, elle-même membre de l'OTAN, avait demandé, le 21 novembre dernier, l'installation de systèmes de défense antiaérienne Patriot après la multiplication d'incidents à la frontière syrienne, dont des tirs d'obus qui ont fait cinq morts le 3 octobre 2012. La Turquie avait alors répondu par des bombardements.

L'armée syrienne progresse

Par ailleurs, l'armée syrienne a avancé dans la banlieue de Damas en utilisant l'aviation et l'artillerie pour en déloger les rebelles, qui ont établi leur base arrière dans les environs de la capitale.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a constaté que des renforts militaires avaient été envoyés à Daraya, que l'armée veut reprendre depuis des semaines. Selon des experts, elle tenterait de sécuriser un axe allant du sud jusqu'au pays alaouite, la région natale du président Bachar Al-Assad, en passant par Damas et sa périphérie.

Un bilan provisoire de l'OSDH, une ONG basée à Londres, fait état de 92 morts dans la journée de vendredi, dont 51 à Damas et ses environs. Jeudi, 191 personnes auraient été tuées, dont une dizaine dans un attentat à la voiture piégée dans la capitale.

La guerre civile en Syrie, qui dure depuis mars 2011, a fait plus de 60 000 morts, selon l'ONU.

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