Pays basque : dissolution du parti Batasuna

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Maite Goyenetxe (gauche) et Jean-Claude Aguerre (droite), membres de Batasuna, lors de la conférence de presse du 3 janvier 2013 à Bayonne, au cours de laquelle ils ont annoncé la dissolution du parti. Maite Goyenetxe (gauche) et Jean-Claude Aguerre (droite), membres de Batasuna, lors de la conférence de presse du 3 janvier 2013 à Bayonne, au cours de laquelle ils ont annoncé la dissolution du parti.  Photo :  AFP/GAIZKA IROZ

Le parti indépendantiste basque Batasuna a annoncé jeudi à Bayonne sa dissolution en raison de la « nouvelle phase politique » dans laquelle entre le Pays basque.

Interdit en 2003 par les autorités espagnoles, qui le considèrent comme le bras politique de l'organisation séparatiste armée ETA (Euskadi ta Askatasuna, « Pays basque et liberté »), Batasuna était légal en France.

« Nous affirmons que nous atteindrons le projet de construire Euskal Herria [le Pays basque] par la seule voie politique face aux États français et espagnols qui sont des oppresseurs », a déclaré une des porte-parole du parti, Maite Goyenetxe.

Batasuna a été créé en 2000 par certains des membres de la coalition Herri Batasuna, fondée après la fin de la dictature franquiste, en 1978, et qui revendiquait un État basque indépendant et socialiste.

« Nous sommes obligés de reconnaître que la phase politique dans laquelle nous avons créé Batasuna est dépassée. Cette phase politique étant close, il apparaît aussi que le temps de Batasuna est révolu. » — Maite Goyenetxe

Les porte-parole ont indiqué que la lutte n'était pas terminée, mais qu'elle prendrait désormais « de nouvelles formes ».

« Nous avons commencé à construire une nouvelle phase politique, nous avons la volonté de continuer dans cette voie, et l'outil politique adéquat pour ce faire n'est plus Batasuna. » — Maite Goyenetxe

Le 20 octobre 2011, l'ETA a annoncé l'arrêt définitif de plus de 40 ans de lutte armée pour l'indépendance du Pays basque, sans pour autant se dissoudre, ni déposer les armes.

Classée depuis 2001 sur la liste des organisations terroristes par l'Union européenne et les États-Unis, l'ETA est tenue responsable de la mort de 829 personnes depuis sa création, en 1959. L'organisation revendique l'indépendance des territoires espagnols et français du Pays basque, et de la Navarre.

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