États-Unis : plus que quelques heures avant de heurter le mur

Radio-Canada avec Agence France-Presse, La Presse Canadienne et Reuters
Le président américain Barack Obama Le président américain Barack Obama  Photo :  AFP/MANDEL NGAN

Le président américain, Barack Obama, doit faire une déclaration vers 13 h 30 sur le mur budgétaire, a confirmé la Maison-Blanche. Un accord entre les républicains et les démocrates serait survenu, selon certaines sources.

Les discussions ont repris en avant-midi, aux États-Unis, entre les républicains et les démocrates pour tenter de trouver un accord et éviter le mur budgétaire du 1er janvier, qui pourrait faire replonger le pays en récession. Les négociations sont conduites par le vice-président, Joe Biden, et le chef de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell.

Dimanche, le ton était pessimiste au Capitole devant l'émergence d'un nouveau désaccord au Sénat. Plusieurs observateurs s'attendaient à ce qu'une proposition commune soit présentée dimanche, mais cela ne s'est pas produit. Les démocrates ont plutôt annoncé que les républicains avaient émis une nouvelle condition à l'entente en demandant le ralentissement de la croissance des prestations de sécurité sociale, ce que les démocrates jugent inacceptable.

Le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a déclaré dimanche qu'il n'avait aucune contre-offre à présenter aux républicains tellement il ne s'attendait pas à cette proposition.

Le Sénat et la Chambre ont tenu dimanche de rares sessions spéciales. Si leurs efforts pour s'entendre demeurent infructueux, les mesures d'austérité qui se mettront automatiquement en oeuvre le 1er janvier freineront les dépenses fédérales et hausseront les taxes de la classe moyenne et de la classe aisée. Ces mesures retireront 600 milliards de dollars de l'économie américaine et provoqueront une hausse du chômage. Tous ces effets risqueraient de faire retomber la première économie mondiale dans la récession, ont prévenu plusieurs économistes.

En jeu, il y a notamment les baisses d'impôts de l'ère Bush qui expireront automatiquement le 31 décembre pour faire place aux taux d'imposition plus élevés de l'ère Clinton.

Les démocrates et les républicains veulent tous deux que l'accord conclu d'ici la date-butoir comprenne un prolongement des baisses d'impôts de la classe moyenne qui doivent expirer à la fin de l'année. Par contre, ils débattent depuis plusieurs semaines sur la hausse des impôts pour les ménages les plus riches, ce que souhaitent les démocrates, mais rejettent les républicains.

Correspondants à l'étranger

Tous les correspondants

Info en continu Afficher le fil complet

Facebook