République centrafricaine: les rebelles n'excluent pas de prendre la capitale

Radio-Canada avec Associated Press
Un soldat brandit un drapeau de la République centrafricaine, dans la capitale Bangui Un soldat brandit un drapeau de la République centrafricaine, dans la capitale Bangui  Photo :  AFP/SIA KAMBOU

Les rebelles de la coalition de Séléka affirment qu'il est possible qu'ils pénètrent dans la capitale, Bangui, contredisant des déclarations faites il y a quelques jours.

Un porte-parole a confirmé que les rebelles pourraient choisir de livrer bataille à l'armée du président François Bozizé si celle-ci tente de défendre la ville.

Les milices du Séléka, qui reprochent au gouvernement de ne pas avoir respecté un traité de paix signé en 2007, s'approchent de plus en plus de Bangui, mais avaient jusqu'à présent exclu de s'aventurer dans la ville.

En réponse à cette déclaration, la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC) a averti les rebelles de ne pas « franchir » la ville de Damara, située à 75 kilomètres de Bangui.

Le chef de mission de la CEEAC a appelé les deux camps à donner la chance aux négociations, qui doivent se tenir la semaine prochaine au Gabon.

Les rebelles centrafricains se sont déjà emparés d'au moins 10 villes du nord du pays. Samedi, ils ont continué leur progression, entrant dans la ville de Sibut, à moins de 200 kilomètres de Bangui.

Les États-Unis évacuent

Le président Barack Obama a annoncé que 50 soldats américains ont été déployés en Tchad afin d'aider à l'évacuation des citoyens et des membres du corps diplomatique qui se trouvent dans la capitale de la République centrafricaine.

M. Obama a informé le Congrès samedi. Le déploiement a eu lieu jeudi en raison « de la détérioration de la situation sécuritaire » en République centrafricaine.

Cette évacuation survient alors que l'administration de Barack Obama est toujours critiquée pour sa gestion de la sécurité diplomatique à son consulat de Benghazi, en Libye. L'ambassadeur et trois autres Américains ont été tués lors d'une attaque, le 11 septembre dernier.

Des manifestants s'en sont déjà pris à l'ambassade de la France jeudi dernier. Ils souhaitaient que l'ancienne puissance coloniale s'implique pour freiner l'avancée des rebelles. Les manifestants s'étaient d'abord rassemblés devant l'ambassade américaine.

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