Les Philippines adoptent une loi controversée sur la contraception et l'éducation sexuelle

Le président philippin, Benigno Aquino Le président philippin, Benigno Aquino  Photo :  AFP/Ted Aljibe

Le président des Philippines a approuvé une loi qui fera la promotion de programmes de contraception, d'éducation sexuelle et de planification familiale et auxquels s'oppose vigoureusement l'Église catholique du pays.

Le président Benigno Aquino a signé la loi le 21 décembre et son administration l'a annoncée seulement samedi parce que le sujet était très délicat, a indiqué la porte-parole présidentielle adjointe Abigail Valte.

Mme Valte a déclaré que le passage de la loi fermait un chapitre pendant lequel l'opinion publique des Philippines avait été très divisée. Selon elle, la loi ouvre la voie à la possibilité de coopération et de réconciliation entre les opposants et les partisans de la Loi sur la parenté responsable et la santé reproductrice.

Un des principaux opposants à la loi, l'archevêque Oscar Cruz, a déclaré que le président Aquino divisait le pays en adoptant un système de valeurs de pays industrialisés. Il a averti que cette loi serait suivie d'une loi permettant le divorce et par l'autorisation du mariage homosexuel, ce à quoi l'Église s'oppose fortement.

M. Cruz, ancien président de la conférence des évêques des Philippines, a critiqué que la loi avait été signée en secret et a indiqué qu'un groupe catholique prévoyait questionner la loi face à la Cour suprême.

Des groupes de femmes et d'autres qui appuient la loi ont fait l'éloge de M. Aquino pour avoir passé la loi dans la première moitié de son mandat de six ans. La mesure avait auparavant été bloquée au Congrès pendant 13 ans, les parlementaires étant réticents à la passer, largement à cause de l'opposition de l'Église catholique.


Associated Press

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