En Inde, le viol pourrait être puni de la peine de mort

Radio-Canada avec Agence France-Presse
Le police tente de disperser des manifestants qui demandent plus de sécurité pour les femmes, à la suite du viol collectif d'une jeune étudiante dans un autobus Le police tente de disperser des manifestants qui demandent plus de sécurité pour les femmes, à la suite du viol collectif d'une jeune étudiante dans un autobus  Photo :  AFP/RAVEENDRAN

L'indignation provoquée en Inde par le viol collectif d'une jeune étudiante pourrait pousser le gouvernement à imposer la peine de mort pour certains cas de viol.

Le ministre de l'Intérieur a déclaré samedi que le gouvernement pourrait envisager des sentences plus sévères dans certaines situations. Actuellement, les personnes reconnues coupables de viol peuvent être condamnées à la prison à vie, au maximum. Il a aussi ouvert la porte à l'imposition de la peine de mort.

Il y a une semaine, une étudiante de 23 ans a été violée et battue par six hommes dans un autobus de la capitale New Delhi. Un ami qui l'accompagnait a aussi été battu. La victime récupère toujours à l'hôpital. Elle a subi de graves blessures intestinales.

Manifestations interdites

L'histoire de ce viol a fait bondir les Indiens, qui sont sortis dans les rues à plusieurs reprises depuis l'incident. Une manifestation a d'ailleurs dégénéré samedi, et la police a fait usage de gaz lacrymogènes lorsque les participants, principalement des étudiants, se sont rapprochés du palais présidentiel, en forçant un barrage de police. Une vingtaine de manifestants ont été blessés.

Cette dernière manifestation a poussé la police à interdire les manifestations dans le centre de New Delhi, pour éviter de nouveaux débordements. Le secteur entourant le palais présidentiel sera donc interdit aux manifestants.

Journaliste tué dans le nord-est

Dans le nord-est du pays, une manifestation dénonçant encore les violences sexuelles contre les femmes a mal tourné dimanche. Un journaliste a été tué.

Des centaines de personnes participaient à une manifestation en soutien à une actrice victime de sévices sexuels. Le journaliste de la télévision a été abattu lorsque les policiers ont ouvert le feu sur les manifestants.

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