L'école de Newtown transformée en scène de crime

Radio-Canada avec Reuters
Des gens déposent des fleurs près de l'école primaire de Newtown où s'est déroulée la tuerie. Des gens déposent des fleurs près de l'école primaire de Newtown, où s'est déroulée la tuerie.  Photo :  PC/Mary Altaffer

Théâtre de la tuerie qui a coûté la vie à 20 enfants et à 6 membres de son personnel, l'école primaire Sandy Hook de Newtown au Connecticut pourrait demeurer fermée pendant des mois... Elle pourrait même ne jamais rouvrir ses portes.

Transformée en scène de crime, l'école primaire demeurera fermée le temps qu'il faudra aux enquêteurs pour en tirer tous les éléments nécessaires à la reconstitution du déroulement des tragiques événements. Les autorités ont par ailleurs indiqué que l'école secondaire de la municipalité rouvrira ses portes mardi.

Quant à l'école Sandy Hook, le porte-parole de la police d'État du Connecticut, Paul Vance, a simplement indiqué qu'une fois l'enquête terminée, il appartiendra aux autorités municipales de décider du sort de l'école. Les élèves pourraient déménager dans une école inutilisée de Monroe, une municipalité voisine, du moins temporairement, le temps que l'enquête policière suive son court.

M. Vance a également indiqué que deux témoins, deux adultes blessés lors de la fusillade, sont interrogés par les enquêteurs. Ils constituent des témoins-clés dans la reconstitution du fil des événements du massacre perpétré par un homme de 20 ans, vendredi dernier.

Les enfants seront également interrogés, avec l'aide de professionnels. Une opération délicate reconnaît le porte-parole de la police d'État. Tous les éléments retrouvés sur les lieux de la fusillade - armes, munitions, douilles - et tout ce qui a été saisi seront également analysés.

M. Vance a également lancé une mise en garde à ceux qui diffusent de fausses informations au sujet de la fusillade ou du tueur. « Nous allons poursuivre en justice tous ceux qui entraveront le déroulement de l'enquête », a prévenu le policier de l'État du Connecticut. Des gens auraient diffusé de fausses informations sur des réseaux sociaux, certains créant même des comptes au nom du tireur.

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