Référendum en Égypte : les Frères musulmans revendiquent la victoire

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Des officiels procèdent au décompte des bulletins de vote, après le premier jour de vote sur le projet de Constitution en Égypte. Des officiels procèdent au décompte des bulletins de vote, après le premier jour de vote sur le projet de Constitution en Égypte.  Photo :  AFP/MAHMOUD kHALED

Au lendemain du premier jour de scrutin sur le projet de Constitution, en Égypte, les Frères musulmans revendiquent la victoire.

Samedi, les électeurs de 10 secteurs du pays, dont Le Caire et Alexandrie, se sont prononcés sur le projet de Constitution mis de l'avant par le président Mohamed Morsi. Leurs compatriotes des 17 autres gouvernorats voteront samedi prochain.

Les Frères musulmans, parti islamiste dont est issu le président, ont affirmé dimanche que la majorité des électeurs s'étaient prononcés en faveur de la loi fondamentale. Ils revendiquaient près de 57 % des votes.

Un responsable du parti a déclaré que ses résultats se basaient sur le dépouillement de 99 % des bureaux de vote.

L'un des principaux groupes d'opposition au président Morsi et au projet de Constitution, le mouvement du Courant populaire, a également accordé une mince majorité au camp du oui.

Allégations d'irrégularités

Plusieurs ONG égyptiennes ont affirmé dimanche que le référendum sur un projet de Constitution controversé avait été entaché d'irrégularités et demandent qu'un nouveau scrutin soit organisé.

Pendant le scrutin, des observateurs de la société civile ont été empêchés d'entrer dans des bureaux de vote, la supervision judiciaire n'était pas totale et des personnes se sont fait passer pour des magistrats, selon l'Organisation égyptienne des droits de l'homme.

Des femmes auraient également été empêchées d'entrer dans certains bureaux.

Les partisans du projet de Constitution affirment que celle-ci assurera plus de stabilité politique au pays, toujours traversé par des crises, près de deux ans après la chute du régime de Hosni Moubarak. De leur côté, les opposants dénoncent le texte rédigé, selon eux, par des islamistes, et craignent une interprétation plus rigoriste de l'islam.

Les résultats officiels ne seront pas connus avant que tous les Égyptiens en âge de voter se soient prononcés.

Ginette Lamarche fait le point

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