« Pourquoi? » s'interroge le monde entier

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Rassemblement à l'église catholique St. Rose of Lima à Newtown, au Connecticut, le 14 décembre 2012, suite à la fusillade. Rassemblement à l'église catholique St. Rose of Lima à Newtown, au Connecticut, le 14 décembre 2012, suite à la fusillade.  Photo :  AFP/Andrew Gombert

La fusillade de vendredi à Newton au Connecticut crée des remous à travers le monde, y compris au Canada et au Québec. Alors qu'aux États-Unis, les partisans d'un plus grand contrôle des armes à feu implorent le président Obama à passer à l'action, la tragédie suscite de fortes réactions jusqu'en Chine.

Si plusieurs se demandent pourquoi cette tragédie est arrivée, certains montrent déjà du doigt la vente des armes à feu aux États-Unis. Des voix se sont ainsi ajoutées à celles qui exhortent la Maison-Blanche à tenir tête à la National Rifle Association (NRA), un puissant lobby américain qui milite contre contrôle des armes à feu.

Parmi eux, Michael Bloomberg, maire de New York et coprésident de l'Association des maires contre les armes illégales, craint que les paroles de M. Obama ne se traduisent pas en solutions concrètes. « Ce que le pays attend de lui, c'est qu'il envoie un projet de loi au Congrès pour régler ce problème. »

Le fait que la majorité des victimes de la tuerie soient des enfants semble donner de nouvelles munitions aux détracteurs de la libre circulation des armes à feu. Un des arguments qui était ressorti suite à la tuerie d'Aurora dans un cinéma en juillet dernier était qu'une personne armée aurait été en mesure de neutraliser le tireur fou. « Pouvez-vous imaginer un instituteur avec un pistolet dans son sac? Non, ce n'est vraiment pas possible », s'est opposé le directeur de la Coalition to Stop Gun Violence, un regroupement pour le contrôle des armes à feu aux États-Unis.

Le porte-parole de la NRA a cependant indiqué que l'association ne ferait aucun commentaire sur la fusillade avant « que les faits ne seront pas totalement établis ».

En point de presse vendredi, le président Obama a promis d'entreprendre une « action significative pour éviter de nouvelles tragédies », sans donner de précision sur les mesures envisagées.

Samedi matin, les titres des grands quotidiens américains allaient de l'incompréhension à l'accablement. « Cauchemar » et « Massacre diabolique », s'indigne le tabloïde New York Post. « Pourquoi? », s'interroge le USA Today.  

Ici et ailleurs

Des membres de Rio of Peace, une association brésilienne, rendent hommage aux victimes de la fusillade de Newton, au Connecticut sur la place de Copacabana à Rio de Janeiro. Des membres de Rio of Peace, une association brésilienne, rendent hommage aux victimes de la fusillade de Newton sur la place de Copacabana à Rio de Janeiro.  Photo :  AFP/CHRISTOPHE SIMON

Le premier ministre du Canada Stephen Harper a partagé sa réaction sur Twitter, vendredi.

« Quelle terrible nouvelle. Les Canadiens prient pour les élèves et les familles au CT qui sont touchés par cette violence insensée. » — 

De passage à New York, la première ministre du Québec Pauline Marois a quant à elle a offert ses condoléances aux familles des victimes et aux enseignants de l'école de Newtown et rappelé sa position sur la nécessité de conserver un registre des armes à feu. « Tous ces événements-là nous ramènent toujours malheureusement à l'accessibilité aux armes à feu trop facile. »

À l'étranger, plusieurs chefs d'État et personnalités publiques ont exprimé leurs sympathies, dont le président russe Vladimir Poutine, la chancelière allemande Angela Merkel, le premier ministre britannique David Cameron, la première ministre australienne Julia Gillard, la reine Elizabeth d'Angleterre, le pape Benoît XVI, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

Des habitants de Rio de Janeiro, au Brésil, ont quant à eux planté 26 croix sur la plage de Copacabana, démontrant leur chagrin au nom de tous les Brésiliens.

En Chine, la couverture de la fusillade a suscité des critiques pour une triste et ironique raison : le jour même de la tuerie, un homme a poignardé 22 enfants de 6 à 12 ans devant une école primaire de la région du Henan. Des internautes chinois reprochent d'ailleurs aux médias officiels de donner plus de la visibilité à la tragédie américaine qu'à la leur afin de masquer les problèmes sociaux chinois.  

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