Syrie : déploiement américain à la frontière turque

Radio-Canada avec Agence France-Presse, Associated Press et Reuters
Le secrétaire américain de la Défense, Leon Panetta, arrive à la base d'Incirlik, dans le sud de la Turquie. Le secrétaire américain de la Défense, Leon Panetta, arrive à la base d'Incirlik, dans le sud de la Turquie.  Photo :  AP/Susan Walsh

Les États-Unis enverront deux batteries de missiles Patriot et 400 soldats en Turquie afin de protéger le pays d'éventuelles bavures transfrontalières liées au conflit syrien.

Ce déploiement, dans le cadre des opérations de l'OTAN, survient au moment où Moscou fait marche arrière sur des propos tenus la veille par un de ses diplomates sur une victoire éventuelle des rebelles.

Vendredi, peu avant son arrivée à la base d'Incirlik, dans le sud de la Turquie, le secrétaire américain de la Défense, Leon Panetta, a signé l'ordre officiel pour ce déploiement approuvé le 4 décembre dernier par les ministres des Affaires étrangères des 28 pays membres de l'OTAN.

La Turquie avait demandé, le 21 novembre dernier, l'installation de systèmes de défense antiaérienne Patriot à sa frontière avec la Syrie pour se protéger d'éventuels tirs de missiles.

Le porte-parole du Pentagone George Little a déclaré vendredi que l'objectif était « de signaler très fermement que les États-Unis, en étroite collaboration avec nos alliés de l'OTAN, vont appuyer la défense de la Turquie, en particulier contre des menaces potentielles émanant de Syrie ».

M. Little a ajouté que quatre autres batteries de missiles Patriot fournies par l'Allemagne et les Pays-Bas, et placées sous commandement de l'OTAN, seront déployées au cours des prochaines semaines.

Moscou fait marche arrière

Par ailleurs, le gouvernement russe affirme que sa position face à la crise syrienne demeure inchangée, au lendemain d'une déclaration du vice-ministre russe des Affaires étrangères et émissaire spécial du Kremlin pour le Proche-Orient, Mikhaël Bogdanov, qui a estimé que le régime syrien était « en train de perdre le contrôle du pays ».

Or, le ministère des Affaires étrangères a publié vendredi un communiqué dans lequel il affirme que M. Bogdanov faisait uniquement référence aux affirmations des insurgés syriens et de leurs commanditaires étrangers, qui prévoient une victoire rapide face au régime de Bachar Al-Assad.

Le communiqué précise que Moscou estime toujours qu'un règlement politique représente la seule issue possible au conflit syrien.

Jeudi, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé à Londres, rapportait que les violences en Syrie ont fait plus de 43 000 morts, dont plus de 30 000 civils, depuis le début de la contestation contre le régime Assad il y a près de 21 mois.

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