Les Amis du peuple syrien reconnaissent la coalition de l'opposition

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Le chef de la nouvelle coalition syrienne, Ahmed Moaz Al-Khatib, en novembre 2012. Le chef de la nouvelle coalition syrienne, Ahmed Moaz Al-Khatib, en novembre 2012.  Photo :  AFP/KENZO TRIBOUILLARD

Le groupe des Amis du peuple syrien, réuni mercredi à Marrakech, au Maroc, a reconnu la nouvelle Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution syrienne comme seule représentante de la Syrie.

L'objectif est « de réaliser un compromis entre l'ensemble des pays participants pour donner une impulsion supplémentaire à l'action que mène la coalition syrienne pour réaliser ses aspirations légitimes », a déclaré le ministre marocain délégué aux Affaires étrangères, Youssef El-Amrani, sur les ondes de France 24.

La communauté internationale avait fait pression sur les opposants syriens au régime de Bachar Al-Assad pour qu'ils forment une coalition, qui a vu le jour le 11 novembre.

Le groupe des Amis du peuple syrien, qui se retrouve pour la quatrième fois au niveau ministériel, est composé de plus d'une centaine de pays arabes et occidentaux, dont le Canada, d'organisations internationales, ainsi que de représentants de l'opposition syrienne.

La France a été le premier pays à reconnaître la nouvelle coalition de l'opposition comme la « seule représentante légitime » des Syriens, suivie du Royaume-Uni, de la Turquie et des monarchies du Golfe.

Les États-Unis ont adopté à leur tour cette position mardi, renforçant ainsi la légitimité de la nouvelle coalition de l'opposition. Jusqu'ici, Washington considérait la Coalition comme « une » représentante du peuple syrien, mais non comme « la seule ».

« Nous avons décidé que la Coalition [...] rassemblait désormais suffisamment [de groupes], reflétait et représentait suffisamment la population syrienne, pour que nous la considérions comme la représentante légitime des Syriens », a déclaré le président Barack Obama, précisant qu'il n'avait pas pour autant l'intention de lui fournir des armes.

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton ne participe toutefois pas à la réunion en raison d'un « virus gastrique ».

Le chef de la diplomatie canadienne John Baird est quant à lui de la rencontre. Il « fera connaître les nouvelles mesures de soutien du Canada au peuple syrien », a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Sur le plan politique, il s'agit pour les Amis du peuple syrien de « soutenir la coalition nationale », « un interlocuteur très crédible » rassemblant « des personnalités, des fractions de l'opposition très élargie », a expliqué le ministre marocain des Affaires étrangères, Saad Eddine El-Othmani.

Les pays arabes et occidentaux tâcheront aussi de bonifier l'aide à la population syrienne, alors que l'hiver approche et que la situation sur le terrain est loin de s'améliorer.

La nouvelle coalition d'opposants devrait également officialiser la formation d'un commandement militaire commun. Ce bras armé chapeautera la plupart des groupes rebelles, hormis le Front Al-Nosra. Ce mouvement djihadiste qui a pris lundi la dernière base de l'armée à l'ouest d'Alep préoccupe Washington, qui pourrait l'inscrire sur la liste des « organisations terroristes ».

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