Le Conseil de sécurité condamne le tir nord-coréen

Radio-Canada avec Associated Press et Reuters
Un Coréen du Sud regarde la télévision qui présente la nouvelle du lancement d'une fusée en Corée du Nord. Un Coréen du Sud regarde la télévision qui présente la nouvelle du lancement d'une fusée en Corée du Nord.  Photo :  AFP/Jung Yeon-Je

Le Conseil de sécurité des Nations unies, réuni mercredi à huis clos, a condamné le tir de fusée effectué par la Corée du Nord.

Les membres du Conseil ont conclu que ce lancement constituait « une violation claire des résolutions 1718 et 1874 du Conseil de sécurité ».

Le tir de la fusée nord-coréenne avait été sévèrement critiqué par la communauté internationale.

Le Conseil « doit réagir vite et fort à cette provocation », avait estimé l'ambassadeur britannique à l'ONU, Mark Lyall Grant, avant le début de la réunion, tenue à la demande des Américains et des Japonais.

L'ambassadrice américaine à l'ONU avait pour sa part déclaré que le tir nord-coréen exigeait une « réponse », et le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, avait soutenu que cette réponse à « cette violation du droit international » devait être « claire ».

Cette fusée, la deuxième lancée depuis que Kim Jung-un a succédé à son père à la tête de l'État, a permis à la Corée du Nord d'installer un satellite en orbite mercredi matin. L'annonce a été faite en grande pompe à la télévision coréenne.

Le premier lancement de fusée sous Kim Jong-un avait été opéré en avril dernier, mais la fusée s'était désintégrée peu de temps après son décollage.

Officiellement, Pyongyang assure qu'il s'agit d'une opération pacifique, et le pays revendique son droit pacifique à l'espace.

La situation inquiète tout de même sérieusement plusieurs pays, parce que la technologie utilisée pour envoyer un satellite dans l'espace ressemble beaucoup à celle utilisée pour envoyer un missile.

Les États-Unis parlent d'un « acte hautement provocateur » et le Japon dit craindre pour sa sécurité, considérant que la fusée a survolé son territoire. Même la Chine, une alliée traditionnelle de la Corée du Nord, a condamné à demi-mot le lancement. Le ministère des affaires étrangères chinois, qui souhaite la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne, a dit regretter l'incident.

Le Canada condamne pour sa part un geste « provocateur et irresponsable ». Le ministre Affaires étrangères John Baird estime qu'en procédant à ce lancement, le régime nord-coréen a de nouveau affiché son mépris envers la population en choisissant de financer des programmes militaires et nucléaires, tout en faisant fi des besoins fondamentaux du peuple nord-coréen.

Le lancement coréen vient à l'encontre de résolutions de l'ONU qui interdisent à la Corée du Nord de se livrer à ce genre d'opération.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Kim Jong-un, la Corée du Nord s'est engagée à développer davantage son arsenal nucléaire, à moins que Washington n'abandonne ce que Pyongyang qualifie de « politique hostile ». Cinq lancements du même type ont été effectués en Corée du Nord depuis 1998.

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