Égypte : le président Morsi appelle l'opposition au dialogue

Le président Mohamed Morsi Le président Mohamed Morsi  Photo :  AFP

Attendu depuis plusieurs jours, le président Mohamed Morsi a décidé jeudi de s'adresser à la population au moment où le pays traverse une importante crise politique.

Après un exposé de la situation, le président égyptien a invité les opposants, le corps de la justice ainsi que les « symboles » du pays à une réunion de dialogue samedi 8 décembre à 12 h 30 pour trouver une issue à la crise.

Mais le président n'a ni annulé le décret constitutionnel qui lui donne de larges pouvoirs, ni reporté la date du référendum sur le projet de la constitution comme demandé par l'opposition.

Il a néanmoins indiqué qu'il ne tenait pas à l'article lui donnant tous les pouvoirs, tout en rappelant que le décret sera abrogé après le référendum sur la constitution.

Le chef de l'État s'est engagé à former une nouvelle instance chargée de rédiger la future constitution en cas de rejet du projet actuel, lors du référendum.

M. Morsi a également donné les grandes lignes de la rencontre du 8 décembre : il sera question de la loi électorale ainsi que du calendrier électoral.

Les Égyptiens devront élire leurs députés une seconde fois après que le précédent Parlement, majoritairement islamiste, eut été dissous par la justice voilà quelques mois.

Nouvel appel à manifester

L'opposition regroupée au sein du Front de salut national a lancé un nouvel appel à manifester vendredi et a fait savoir qu'il examinait la proposition du chef de l'État.

Mais le « Mouvement du 6 avril », qui rassemble de jeunes révolutionnaires à l'origine du soulèvement de 2011 contre Hosni Moubarak, a rejeté l'offre et a fait savoir qu'il manifesterait vendredi contre le président.

Bilan des violences

Le président égyptien a aussi donné le bilan des affrontements depuis plusieurs jours entre ses opposants et ses partisans.

Il a affirmé que six personnes ont trouvé la mort et plus de 700 autres ont été blessées, dont une partie par balle.

Le président a indiqué que 80 personnes ont été arrêtées en possession d'armes à feu et a assuré que la justice donnera tous les détails sur l'identité de ces personnes, dont certaines ont été payées pour provoquer des violences, selon lui.

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