Le monde arabe en mutation

Le président égyptien rencontrera la magistrature

Des manifestants égyptiens lancent des pierres en direction de la police, à la place Tahrir, au Caire. Des manifestants égyptiens lancent des pierres en direction de la police, à la place Tahrir, au Caire.  Photo :  AFP

Le président égyptien Mohamed Morsi, qui a provoqué la colère de nombre de ses compatriotes en s'octroyant de nouveaux pouvoirs par décret, rencontrera lundi les magistrats de la plus haute cour de justice du pays, a annoncé le Conseil supérieur de la magistrature.

Le Conseil a appelé les magistrats qui s'étaient mis en grève à reprendre le travail.

Le président Morsi, qui se place au-dessus de tout recours avec de nouveaux amendements constitutionnels dévoilés jeudi, affirme dans un communiqué publié dimanche que ces mesures ont pour but de renforcer la transition démocratique et de démanteler le régime du président déchu Hosni Moubarak. « La présidence réitère la nature temporaire des mesures en question, qui n'ont pas pour but de concentrer les pouvoirs », rapporte le communiqué.

Toujours des manifestations

Dimanche, des affrontements ont eu lieu entre les manifestants et la police place Tahrir au Caire et dans les rues adjacentes. Le ministère de l'Intérieur a annoncé que 267 manifestants avaient été arrêtés et 164 policiers blessés depuis le début des remous il y a une semaine, initialement lancés pour commémorer les manifestations contre les dirigeants militaires il y a un an, qui avaient fait 42 morts. Selon des responsables des services de sécurité, 260 manifestants ont été blessés ces derniers jours.

Plusieurs dizaines de manifestants participaient dimanche à un sit-in place Tahrir. Ils ont juré de ne pas quitter la place tant que M. Morsi maintiendrait ses amendements.

Partisans et détracteurs de Mohamed Morsi ont appelé à des manifestations massives mardi prochain dans deux lieux du Caire distant d'un kilomètre.

Le président égyptien Mohamed Morsi lors d'un discours en juin 2012. Le président égyptien Mohamed Morsi lors d'un discours en juin 2012.  Photo :  AFP/MOHAMMED HOSSAM