Israël et le Hamas s'entendent sur une trêve. Elle est entrée en vigueur mercredi à 19 h GMT.
Juste après l'entrée en vigueur de la trêve, des célébrations ont eu lieu dans l'enclave palestinienne.
Des tirs d'armes automatiques, des pétards et des chants de « Allah akbar (Dieu est le plus grand), la résistance a triomphé » ont retenti à travers les rues de Gaza.
L'armée israélienne a, pour sa part, estimé avoir « rempli les objectifs qu'elle s'était fixés dans le cadre de l'opération Pilier de défense et infligé des dégâts considérables au Hamas et à ses capacités militaires », selon un communiqué de l'armée.
Elle a affirmé avoir « endommagé et détruit des éléments importants des capacités stratégiques du Hamas ».
L'accord a été annoncé au Caire par la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton et le ministre égyptien des Affaires étrangères Mohammed Kamel Amr.
Dans une conférence conjointe au Caire, Khaled Mechaal, le chef du Bureau politique du Hamas, et Ramadan Chellah, le chef du Djihad islamique, ont considéré que la signature de la trêve est « une victoire pour la résistance [les branches armées du Hamas et du Djihad islamique ndlr] », car, selon eux, les Israéliens ont accepté les conditions des factions palestiniennes.
Profitant de la signature de la trêve, M. Mechaal a adressé un message au président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lui signifiant que « la résistance est le seul choix » et l'a invité à aplanir leur contentieux.
Le Hamas, qui gouverne Gaza depuis sa victoire aux élections législatives de 2006, a chassé de la bande de Gaza les membres de l'Autorité palestinienne lors de violents affrontements en 2007.
Depuis, en dépit de quelques tentatives de rapprochements, les liens sont coupés entre les deux factions palestiniennes.
L'autorité palestinienne gouverne en Cisjordanie et le Hamas la bande de Gaza.
Le chef du Bureau politique du Hamas a indiqué que les factions palestiniennes tiendront leurs engagements. Il a toutefois précisé que si Israël brisait l'accord, les factions riposteraient.
« Si vous recommencez, nous recommencerons », a-t-il déclaré.
Le rôle de l'Iran
Par ailleurs, M. Mechaal a remercié l'Iran pour avoir armé et financé les groupes palestiniens dans la bande de Gaza, et ce malgré leurs divergences au sujet de la crise syrienne.
Lors de la conférence de presse confirmant l'entrée en vigueur de la trêve, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a indiqué qu' « Israël ne peut pas regarder passivement ses ennemis se doter d'armes de terreur ».
Il a affirmé qu'il avait convenu avec le président américain de travailler contre « la contrebande d'armes à destination d'organisations terroristes, la plupart de ces armes venant d'Iran », a-t-il déclaré.
De son côté, l'Iran a confirmé qu'il apportait une aide « militaire » au Hamas.
« Nous sommes fiers de défendre le peuple de Palestine et le Hamas, (...) nous sommes fiers que notre aide a été de nature à la fois financière et militaire », a déclaré Ali Larijani, le président du Parlement iranien.
Après avoir parlé au président des États-Unis, Barack Obama, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a accepté de « donner une chance » à la proposition égyptienne. De son côté, le président Obama a salué le geste du premier ministre Nétanyahou.
Hillary Clinton, qui est au Caire en provenance de Cisjordanie, où elle s'est entretenue, plus tôt, avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a remercié le président Mohamed Morsi pour son rôle dans cette médiation.
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