Vers une reconnaissance occidentale de la nouvelle coalition de l'opposition syrienne

Ahmed Moaz Al-Khatib, le président de la Coalition nationale syrienne Ahmed Moaz Al-Khatib, le président de la Coalition nationale syrienne  Photo :  AFP/KHALED DESOUKI

Ce à quoi aspirait le Conseil national syrien depuis des mois, en vain, la nouvelle coalition de l'opposition syrienne commence à l'obtenir.

La coalition nationale syrienne, formée dimanche dernier au Qatar, vient d'être reconnue officiellement par la France comme « comme la seule représentante du peuple syrien et donc comme le futur gouvernement provisoire de la Syrie démocratique permettant d'en terminer avec le régime de Bachar Al-Assad ».

C'est le président français François Hollande qui l'a annoncé lors d'une conférence de presse.

Pour leur part, les États-Unis étaient moins solennels. Par la voix du porte-parole adjoint du département d'État, Mark Toner, Washington a estimé que la Coalition nationale syrienne est « une représentante légitime du peuple syrien » tout en s'abstenant d'évoquer le terme de « gouvernement provisoire ».

Cependant, Washington insiste toujours pour que cette coalition « fasse la démonstration de sa capacité à représenter les Syriens à l'intérieur de la Syrie ».

Le président français ne s'est pas contenté de reconnaître « la légitimité » de la coalition, il a même évoqué la question de l'armement de l'opposition.

Selon lui, la question de la livraison d'armes allait être « nécessairement reposée ». Il a estimé que l'ONU devait « faire en sorte de sanctuariser » les zones échappant au contrôle du régime où se trouvent des déplacés, sans plus de précisions.

La reconnaissance de Paris et de Washington est venue après celle des monarchies du golfe Persique, qui ont été les premières à qualifier la coalition de « représentante légitime du peuple syrien ».

Ce qui n'est pas le cas de la Ligue arabe, où l'unanimité n'est pas réunie autour de cette nouvelle organisation de l'opposition. L'Irak, l'Algérie et le Liban ont eu des réserves.

La Ligue arabe nuance ses encouragements. Elle qualifie la coalition de « représentant légitime et un interlocuteur principal de la Ligue arabe », mais pas « le représentant légitime du peuple syrien. »

Lire notre article sur les factions de l'opposition syrienne

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